Le triple "A" de la France ne serait pas menacé par son soutien aux banques
latribune.fr avec Reuters
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Interrogés sur l'impact d'une participation de l'Etat français au sauvetage de Dexia sur sa note AAA, les analystes soulignent que ce type de garantie, comptabilisé comme un élément hors-bilan dans les comptes publics, et un possible investissement dans le capital des banques, susceptible de générer à terme une plus-value, ne font pas peser de risque sur la dette souveraine.
Mais le sauvetage de Dexia, qui devrait être officialisé ce dimanche, et une nouvelle injection de fonds publics dans d'autres banques constitueront une nouvelle contrainte sur les marges de manoeuvre de l'Etat français, qui a annoncé il y a quelques semaines 12 milliards d'euros d'économies en vue de préserver le triple "A", la note de crédit la plus élevée qui soit.
Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont réaffirmé dimanche à l'issue d'une réunion qui s'est tenue en milieu de journée à Bruxelles leur solidarité dans la recherche d'une solution qui assure l'avenir de la banque franco-belge.
Dans un communiqué commun, les Premiers ministres belge, Yves Leterme, et français, François Fillon, déclarent que les trois gouvernements apportent tout leur soutien aux propositions du management du groupe bancaire, présentées lors d'un conseil d'administration qui devait débuter à 15h à Bruxelles.
Les activités de la banque franco-belge, première banque de taille en Europe à être victime de la crise de la dette souveraine en zone euro, pourraient être scindées et les actifs les plus risqués cantonnés dans une structure séparée.
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Bruxelles et Paris tentent de s'entendre sur les garanties qu'apporteront les deux pays à la structure de cantonnement devant accueillir le portefeuille obligataire de 95 milliards d'euros de Dexia, dans l'espoir de ne pas aggraver la situation de leurs finances publiques.
L'agence de notation Moody's a d'ailleurs accru la pression sur le camp belge vendredi soir : elle a placé la note souveraine Aa1 du royaume sous surveillance en expliquant entre autres vouloir évaluer les coûts et les passifs que l'Etat pourrait assumer en soutenant Dexia.
latribune.fr avec Reuters
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