L'UMP contre-attaque en dénonçant le coût du projet socialiste

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La primaire socialiste terminée, l'UMP repart à l'offensive en organisant ce mardi une convention destinée à dénoncer l'incompatibilité du projet socialiste avec la maîtrise des finances publiques.

La désignation dimanche de François Hollande comme candidat socialiste à l'élection présidentielle marque la fin du cauchemar médiatique pour l'UMP, inaudible depuis des semaines, malgré tous ses efforts pour casser l'élan des « Primaires citoyennes ». L'heure de la contre-attaque a sonné. Haro sur François Hollande et sur le projet socialiste. Et ce dès ce mardi soir, avec une convention au titre évocateur : « Le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu ».

Pas moins d'une quinzaine de ministres ainsi que les principaux ténors du parti y sont attendus. Durant deux heures, l'UMP décortiquera les propositions du PS sur la fiscalité, l'énergie, le pouvoir d'achat, l'emploi, etc. « Le fil rouge de cette rencontre sera de démontrer l'incohérence, l'irresponsabilité du PS et l'incompatibilité de son projet avec la maîtrise des dépenses publiques », précise Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP. « Il n'y a rien sur la maîtrise des dépenses publiques alors qu'en France, elles sont déjà supérieures à la moyenne européenne et de sept points à celles de l'Allemagne », renchérit Hervé Novelli, autre secrétaire général adjoint. Dans le collimateur, l'annonce par François Hollande du recrutement de 60.000 postes dans l'éducation nationale.

Pour sa démonstration, le parti majoritaire s'est appuyé sur les travaux de chiffrage de think tanks, notamment l'Institut Montaigne et l'Ifrap, mais aussi sur des calculs réalisés par différents ministères ou encore sur l'expertise de l'économiste Michel Didier (COE Rexecode). Le projet socialiste est ainsi évalué à 70 milliards d'euros de dépenses nouvelles, dont 40 milliards seraient financés par la suppression de plusieurs niches fiscales. « Or, contrairement à ce que dit le PS, ces niches fiscales profitent surtout aux classes moyennes, pas aux plus aisées ».

La grande réforme fiscale portée par François Hollande est aussi dans le collimateur de l'UMP pour laquelle, ce « grand soir fiscal » et, notamment, la fusion impôt sur le revenu/CSG, va entraîner une plus grande individualisation de l'impôt. Ce qui remettrait en cause les quotients familiaux et conjugaux ainsi que les abattements dont bénéficient les retraités. Le même raisonnement prévaut pour la fin de l'exonération fiscale et sociale appliquée aux heures supplémentaires. « Cela signifie que 5 millions de salariés, y compris des enseignants, qui effectuent des heures supplémentaires, verront leur pouvoir d'achat baisser », ironise Marc-Philippe Daubresse. Toujours sur la question du pouvoir d'achat, le parti présidentiel a calculé que la sortie du nucléaire à un horizon de 25 ans, prévue par le projet socialiste ? en réalité ce projet parle d'une réduction significative du nucléaire ?, conduirait à une augmentation de 40 % du coût de l'énergie.

Sur l'emploi, L'UMP compte mettre l'accent sur les contradictions entre socialistes. Le « contrat de génération », cher à François Hollande, fera l'objet de toutes les critiques, notamment son coût, évalué à 8 milliards d'euros sur 5 ans, qui serait non financé, et son inefficacité. Là, l'UMP se fera le plaisir de reprendre les termes de... Martine Aubry, qui a dénoncé un « grand effet d'aubaine ». La campagne présidentielle commence vraiment.

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