Les dessous du mécénat d'entreprise
Sophie Péters
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A l'occasion de la Journée internationale du mécénat d'entreprise, Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative a signé cet après-midi la Charte du mécénat d'entreprise aux côtés de 33 nouveaux signataires, entreprises et bénéficiaires : Fondation Agir contre l'exclusion, Ambition Toulouse 21, fondation d'Art Oxylane, Fondation Ateliers d'art de France, fondation Banque Populaire, fondation Casino, Centquatre, Conservatoire National des Arts et Métiers, Crédit Agricole de Normandie, Deloitte, Electriciens sans frontières, Global private Equity, Grant Thornton, fondation Groupama pour la santé, Hôpital Necker - Enfants Malades, Institut Gustave Roussy, Institut Pasteur, fondation Jacques Toja pour le théâtre, fondation Kronenbourg, Lafarge, Le Bal - Association des amis de Magnum, Le Refuge, Lizarine, fondation L'Occitane, Mécènes de Normandie, Médecins de l'imaginaire, Ocirp, fondation Orange, fondation Paris Diderot, Prisme, Ville de Reims, Sèvres - Cité de la céramique... Mais aussi l'organisme professionnel Ideas, qui a pour vocation d'aider à la rencontre des mécènes, des associations et des fondations.
L'Etat partenaire
En indiquant que les services du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative développaient des outils destinés à rapprocher les mécènes et les associations qui ont besoin d'être soutenues, le ministre a rappelé que l'Etat est partenaire des entreprises dans leurs actions de mécénat, notamment au travers des mécanismes fiscaux en place et de la loi Aillagon de 2003 qui fait de notre législation l'une des plus favorables en Europe. Il a enfin appelé les associations et les entreprises à rejoindre cette dynamique en signant la Charte du mécénat d'entreprise établie par ADMICAL (L'Association pour le Développement du Mécénat Industriel et Commercial) en 2011 et qui rassemble et engage à ce jour 153 signataires.
Mais du côté de l'ADMICAL, son président Olivier Tcherniak a attiré l'attention sur le projet d'instruction fiscale qui menace actuellement la générosité des entreprises à l'international en prévoyant de restreindre son champ à l'humanitaire et à la diffusion de la culture française, mettant de côté les autres besoins locaux, notamment l'aide au développement et l'environnement.
Le mécénat une stratégie à part entière
Sophie Péters