• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

100 jours pour réussir : la dette

Philippe Mabille

Publié le 20 mai 2012 à 22:01 - Mis à jour le 21 mai 2012 à 13:12

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
François Hollande n'a aucune marge de manœuvre financière. Le tournant de la rigueur, pour la France, c'est maintenant. Les premières mesures redonneront un peu de pouvoir d'achat aux plus modestes. Le reste dépendra du retour de la croissance et du succès de la politique de désendettement.

« Je n?ai rien promis que je ne puisse tenir »? François Hollande l?a dit dans la campagne : il ne sera pas le président de la faillite de la France, dont un autre, François, Fillon, avait annoncé la venue il y a cinq ans. Son programme économique et budgétaire porte la marque de la crise profonde qui a frappé les finances publiques. Il prévoit des dépenses nouvelles, certes, dont certaines très volontaristes, comme la création de 60 000 postes dans l?éducation, mais elles seront soit autofinancées, par de nouveaux impôts (comme le retour à la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler à 18 ans), soit par des économies. Il ne faudra pas longtemps pour vérifier la cohérence entre le discours et les actes. les premières mesures du quinquennat, en dehors de la réduction, symbolique, de 30 % du salaire du président et des ministres, viseront à redonner du pouvoir d?achat aux Français les plus modestes : hausse de 25 % de l?allocation de rentrée scolaire (400 millions d?euros), blocage temporaire pour trois mois du prix des carburants (environ 500 millions d?euros), coup de pouce au smic (qui augmentera le coût des allégements de cotisations sociales à la charge de l?État), voilà ce que le nouveau président devra financer dès cette année. Viendront ensuite les promesses les plus coûteuses, comme le contrat de génération (entre 1,9 et 2,6 milliards en année pleine selon le chiffrage de l?Institut de l?entreprise), les retraites (4,5 milliards de dépenses supplémentaires, censées être financées par des cotisations employeurs et salariés), les 150 000 emplois d?avenir (3 milliards)

« Calmer les ardeurs »

Mais le candidat a bien prévenu que tout ne sera pas possible tout de suite. en dehors des mesures d?urgence sur le pouvoir d?achat, le reste du programme sera étalé sur le quinquennat, et sera subordonné au respect des engagements budgétaires pris par la France. De fait, à Tulle, dans son premier discours, François Hollande a bien pris soin de citer la réduction des déficits publics parmi ses priorités. Comment va-t-il faire ? Pour commencer, un audit des finances publiques sera demandé à la Cour des Comptes, présidée par le socialiste Didier Migaud, pour faire un état des lieux réel de la situation. Une méthode éprouvée puisque c?est ainsi qu?avait procédé Lionel Jospin en arrivant au pouvoir en juin 1997. L?audit ne devrait rien révéler que l?on ne sache déjà sur l?état calamiteux des comptes publics. Mais l?avantage de l?exercice est double. D?abord mettre le projecteur sur la gestion des sortants : pour parer le coup, François Baroin et Valérie Pécresse envisagent d?ailleurs publier leur propre audit avant de quitter Bercy. Et surtout calmer les ardeurs de son propre camp sur le souhaitable et le possible. François Hollande a ainsi d?ores et déjà prévenu que si des coupes ou des gels de dépenses sont nécessaires pour tenir le budget 2012, il n?hésitera pas à le faire, y compris pour financer ses propres priorités. En juillet, un collectif budgétaire devrait donc remettre les compteurs à zéro entre la gestion Sarkozy et la gestion Hollande. Le projet de budget prévoit de ramener les déficits publics de 5,2 % en 2011 à 4,4 % cette année. L?exercice est rendu périlleux par les incertitudes sur la croissance, même révisée de 0,5 % à 0,7 % en mars.

2013, l?année décisive

Mais le plus difficile reste à venir. En juillet, François Hollande enverra à la commission une nouvelle mouture de la projection triennale des finances publiques qui fixera la trajectoire du retour à l?équilibre en 2017, soit un an de plus que la programmation Sarkozy. Là encore, pas de surprise, ce délai supplémentaire avait été annoncé pendant la campagne. Ce décalage d?un an, qui redonne une petite marge de man?uvre au président, ne change toutefois pas la donne pour 2013, puisque François Hollande s?est engagé à respecter la parole donnée par la France de ramener le déficit à 3 % du PIB l?an prochain. Le vrai rendez-vous avec les marchés financiers sera donc celui de la présentation du projet de budget, de l?état et de la sécurité sociale, pour 2013, en septembre. Pour être crédible, l?affichage de l?objectif des 3 % devra s?appuyer sur des prévisions de croissance réalistes. C?est là que le programme du candidat socialiste pèche par optimisme puisqu?il s?appuie sur une croissance de 1,7 % l?an prochain, encore très incertaine vu le contexte européen. L?année 2013 sera donc décisive : elle concentre, sans doute de façon excessivement rigoureuse, l?essentiel de l?effort structurel de réduction des déficits des cinq années qui viennent (? 1,4 point sur une seule année, puis 3 points répartis sur quatre ans). Toutes choses égales par ailleurs, cela ressemble un peu à l?effort qu?avait dû consentir la France en 1997, l?année de la qualification pour l?euro, lorsque Lionel Jospin avait dû tenir les engagements pris un an plus tôt par une majorité de droite. Servi par la chance, à savoir une amélioration de la conjoncture mondiale, le gouvernement socialiste avait tenu le pari à un dixième de point de PIB près. Pour François Hollande, le pari n?est donc pas impossible. Surtout avec les hausses d?impôts prévues, qui représenteront 1,4 point de PIB rien qu?en 2013. Mais il sera rendu plus difficile par les contraintes que s?est ajouté le candidat : arrêt de la RGPP (non-remplacement d?un fonctionnaire sur deux), nouvelles dépenses comme les emplois d?avenir, contrat de génération, embauches de 12 000 fonctionnaires à l?éducation nationale et autres promesses sociales. Son atout : l?objectif d?enrayer la spirale de la dette qui, même avec une gestion rigoureuse va culminer au-dessus des 90 % du PIB en 2013 ou 2014, fait consensus. Mais il devra tenir compte de la pression des marchés financiers. La stratégie macroéconomique de la gauche au pouvoir repose sur l?espoir, celui d?une initiative de croissance européenne qui équilibrera la nécessaire austérité budgétaire. François Hollande a d?ailleurs prévenu : qu?on ne compte pas sur lui pour une relance budgétaire à la mai 1981. Le tournant de la rigueur, c?est maintenant qu?il faut le faire, pour retrouver des marges de man?uvre. La redistribution des éventuels fruits de la croissance, ce sera pour plus tard, si le pari réussit.

Philippe Mabille

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France