A l'Université d'été du Medef, on parle (aussi) compétitivité

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<b>Université d'été du Medef -</b> Comment être plus compétitif à l'international? Comment utiliser l'intelligence économique dans ce sens? Trois décideurs donnent leurs points de vue à l'occasion de la première journée de débats mercredi.

Retrouvez le dossier spécial de la première journée de l'Université d'été du Medef 2012

Thomas Straub, professeur de management stratégique en Suisse, a une vision tout à fait libérale de la compétitivité : "pour être compétitif, il faut être rapide, et donc flexible. Il faut donner à l'entreprise la flexibilité d'acheter une autre entreprise, d'engager ou de se séparer des gens. C'est une question de rapidité de prise de décision." La ministre Nicole Bricq reprend la main : "le commerce extérieur est un marqueur de nos défaillances. Il y a des success story, tant mieux, mais les 70 milliards de déficit du commerce extérieur sont le révélateur de toutes nos défaillances. Quand vous regardez comment ça marche aux Etats-Unis, on n'a pas le privilège d'une certaine bureaucratie".

Elle évoque également le sujet du lobbying et de l'influence des entreprises dans le processus décisionnel : "En ce qui concerne l'intelligence économique, c'est dans mon écran radar. Nous avons beaucoup de progrès à faire dans nos stratégies d'influence, là où se prennent les décisions. Il y a des compétiteurs qui savent mieux faire que nous." Elle revient alors sur sa rencontre avec le Commissaire européen à l'industrie et rappelle que "la langue va avec le droit. Les pays de droit romain doivent défendre leurs langues respectives, parce que c'est une manière d'imposer une prédominance d'un droit sur un autre, les entreprises le savent. Je le répète, les armes doivent être égales. La mondialisation d'accord, mais avec les mêmes armes de part et d'autre. Il n'y a pas de grand ou de petit pays, il y a une compétition mondiale".

Le président de Safran, Jean-Paul Herteman, lui répond sur le sujet de l'intelligence économique : "C'est un sujet en net progrès, mais peut mieux faire. Mais je ne souhaite pas m'étendre sur le sujet".

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Commentaires
a écrit le 05/09/2012 à 13:39 :
La marque est une chose,les prix autre chose.Baissez les prix de qq % et vous aurez déja un résultat.Que faut-il faire pour baisser les prix?baisser les salaires,baisser les charges,baisser les amortissements...Cherchez bien.
a écrit le 30/08/2012 à 16:20 :
Le déficit du commerce extérieur n'est pas un marqueur mais un choix. Mme Bricq le sait fort bien. La France a choisi d'investir dans une matrice qui prévilégie les grosses entreprises sur les gros segments, le reste est laissé à l'encan, persuadés que l'on est que ces secteurs dépériront à moyen terme. C'est souvent juste. Il n'en reste pas moins qu'entretemps ce commerce abandonné est submergé par d'autres. Cessons alors les hypocrisies et disons-le, à moins que les participants à ce colloque du Medef ne l'aient pas encore compris ? Les français veulent désormais savoir à quel moment les secteurs choisis vont les employer et quelle solution garantira le plein emploi (la fin totale du chômage ) au pays ? Actuellement 100 emplois détruits pour des gains de productivité réservent 2 % de création nouvelle sur notre territoire. Le secteur grande distribution qui a déjà fait une partie de sa démonstration détruit 5 emplois dans les 6 ans pour une création, le secteur IT dont les effets commencent détruira 10 emplois directs et 5 indirects pour une création ou occupation de poste. La vague qui arrive est incommensurable. Sur les 66 secteurs de l'économie seuls 33 sont ouverts. 13 seulement sont traités pleinement avec parfois des doublons performants, 10 assez moyennement et 10 autres sans entrain alors que d'autres sont sans aucun soutien. Les économistes voudraient bien savoir quelle méthode est envisagée pour réformer rapidement ce qui doit l'être, dynamisé au besoin par le changement d'hommes ce qui se traîne, ouvert ce qui est possible, etc. Fi des gestionnaires de carrière personnelle, la réponse forte doit être celle de l'emploi.
a écrit le 30/08/2012 à 14:12 :
"Des compétiteurs qui savent mieux faire que nous", TU M?ÉTONNES ! Les chinois, sont payé 100 euros par mois, pour 70 heures de travail ! Si ça c'est pas de la compétitivité, allez le MEDEF, montrez nous la voix du progrès !
a écrit le 30/08/2012 à 11:59 :
Comment être plus compétitif à l'international? Comment utiliser l'intelligence économique dans ce sens? Une idée pour le MEDEF : remplacer 80 des patrons du SBF120 par de vrais entrepreneurs, supprimer les bonus pour incompétence et les retraites dites "Chapeau", faire comprendre aux énarques qu'ils n'ont rien faire dans l'économie et qu'ils sont là pour faire appliquer les politiques décidées par le gouvernement et les assemblées et surtout ne pas FAIRE de politique.
a écrit le 30/08/2012 à 9:07 :
Les PREMIERs critères de compétitivité, ce sont les très hautes valeurs ajoutées des produits et des process que nous devons proposer aux marchés... les autres discours sont du pis pis de chat.

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