Bercy a aussi son think tank

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Créé en 2010, l'association «Demain l'économie» réunit les anciens auditeurs du Cycle des hautes études pour le développement économique (CHEDE). Provenant d'horizons aussi divers que variés, ils ont créé un prix qui valorise les partenariats entre les services publics et le secteur privé.

Le ministère de l'Economie et des Finances a également son think tank, son laboratoire à idées: Demain l'économie. Créé en 2010 par les anciens auditeurs du Cycle des hautes études pour le développement économique (CHEDE), ce club rassemble aujourd'hui 500 acteurs de premier plan issus du secteur public et du secteur civil.

Vous avez dit CHEDE?

Installé en 2004, le CHEDE qui dépend de l'Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) est la principale structure de formation permanente de Bercy. Elle réunit une soixantaine d'auditeurs de tous horizons: élus, chefs d'entreprise, partenaires sociaux, chercheurs, hauts fonctionnaires, professions libérales entre autres. Ces cycles de séminaires s'étalent de janvier à septembre. Concrètement, le CHEDE est un lieu d'échanges ouverts entre les décideurs des secteurs publics et privés d'une part, concepteurs ou gestionnaires des politiques publiques d'autre part. Les thèmes d'étude portent essentiellement sur les champs de compétence des ministères économique et financier.

Réfléchir à un nouveau modèle économique

Présidée par Jean-Michel Grunberg, le PDG du groupe Ludendo, «Demain l'économie» favorise la réflexion opérationnelle sur les enjeux économiques de notre société et enrichit les échanges entre le public et le privé, les liens entre les sociétés civiles et les acteurs économiques ou l'administration. Son objectif principal est de réfléchir à un nouveau modèle économique qui réponde aux besoins de la société et des citoyens dans un monde en compétition disposant de ressources naturelles de plus en plus limitées.

L'association a créé un prix. «Intitulé 'Demain l'économie', celui-ci récompense les PME-ETI et les services publics qui ont accompagné de façon remarquable une création, un développement ou un retournement d'une PME ou d'une ETI. Ce prix valorise le partenariat entre les services publics et le secteur privé pour le développement économique par la reconnaissance de réussites, et démontre la capacité du secteur public à être un atout pour les entreprises», explique à La Tribune Mylène Orange-Louboutin, la directrice générale de l'IGPDE.

Quatre lauréats sur quarante-sept candidats

Quatre entreprises ont été récompensées parmi 47 candidats. On peut citer EASI, une entreprise située dans la banlieue grenobloise qui a reçu le Prix de l'entreprenariat solidaire et social. Historiquement orientée vers des activités de sous-traitance industrielle, celle-ci s'est diversifiée dans les activités de gestion électronique de documents (GED). Elle a réussi sa diversification en partie grâce au soutien de la Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) de Rhône-Alpes avec qui l'entreprise a signé un contrat d'objectif triennal qui l'engage notamment sur un effectif a minima de 80% de personnes reconnues travailleurs handicapés sur les services directs de production, et un fonctionnement économique pérenne.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2012 à 16:19 :
Certains hauts fonctionnaires de ce bunker , feraient bien de venir bosser dans certains secteurs en France , pour se faire 1 idée rapidement et ensuite , pas besoin 2 brainstorming , de trouver des solutions ( y'a pas 2 problèmes en management ) .
a écrit le 26/09/2012 à 14:48 :
bercy a des moyens, beaucoup de moyens, et pas d'idées. Il faudrait que les fonctionnaires de bercy commencent par faire un stage en PME pour savoir ce que c'est que travailler et gérer plutôt que payer des fortunes à des myriades de cabinets de conseil qui ne connaissent pas mieux le sujet. Qu'ils recrutent quelques patrons de PME et on avancera vite et on pourra supprimer des centaines de postes de "tourne en rond" qui ne comprennent rien au monde du travail. Francis Mer avait tenté l'expérience, il a été dégouté et outré par le fonctionnement de cette machine infernale (voir son livre : vous les politiques) édifiant et désespérant, le domaine public français a un siècle de retard sur le monde environnant.
a écrit le 26/09/2012 à 12:12 :
Bonjour, Comme on pouvait s'y attendre, la l'Etat français a trop de think tank.
C'est quelque chose qui pousse de façon incontrolée comme " les commissions "?
1 suffit si c'est fait dans le règles de l'art.

Par ailleurs, les différents Ministères pourraient bien faire une ou 2 sessions de brainstorming par an.

Cordialement,

giantpanda
a écrit le 26/09/2012 à 7:34 :
Cette structure semble orientée surtout sur la micro-économie.Le problème concerne aussi la macro-économie et en particulier le role de l'énergie dans le développement de l'économie:c'est l'énergie le moteur du développement en relation avec le capital humain et le capital physique.Il faut faire participer l'énergie au financement des prestations sociales!

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