Une pépinière pour la glisse au bord de l'océan

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Copyright Reuters (Crédits : Peter DaSilva/The New York Times)
À quelques minutes des spots de surf d'Anglet, où le marché de la glisse est florissant, un centre d'affaires exclusivement dédié au secteur ouvrira ses portes le 25 septembre.

En ces temps de crise, pour réussir, une start-up doit entreprendre différemment. Tel est en filigrane le message porté par Olatu Leku (« Le Lieu où casse la vague », en basque). Dans cette pépinière, sans équivalent sur le Vieux Continent, les PME et TPE de la glisse vont être amenées à partager leurs bureaux, show room, salles de conférence, restaurant d'entreprise, etc. Mais, en échange, les créateurs d'entreprise et les jeunes sociétés disposent de ces services de qualité à coût réduit dans un bâtiment HQE et BBC de 3.300 m2 et d'un accompagnement des services d'ESTIA-Entreprendre. Ce lieu, conçu comme une vitrine de la filière, est situé sur un axe stratégique, à quelques minutes des spots de surf d'Anglet et du parc d'activités de Baia Park où un « grand » du milieu, Volcom, a installé son siège en 2009. « Dans un contexte économique difficile, je suis persuadé qu'un tel projet de mutualisation de services va dynamiser notre secteur d'activité », s'enthousiasme Frédéric Basse, président du cluster aquitain EuroSIMA, qui compte 125 membres, et directeur général de Rip Curl Europe.

Troisième pôle mondial des industries de la glisse

C'est le conseil régional d'Aquitaine et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques qui, avec une participation du Feder et de l'État, ont aidé la CCI Bayonne Pays Basque à financer ce centre d'affaires (6,5 millions d'euros environ). Car l'objectif est de mieux structurer une filière importante dans la région. Dans un rayon de 50 kilomètres autour du site, coexistent plus de 40 marques de surf qui représentent au total 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires et 3.200 emplois. Sept jeunes start-up, dont Aspom, Napco, Skins, Sugarstudio et le cluster EuroSIMA ont déjà pris leurs quartiers. Le Pays Basque/Sud des Landes est le troisième pôle mondial des industries de la glisse après l'Australie et la Californie.

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Commentaires
a écrit le 26/09/2012 à 14:20 :
A quand la même chose dans ma trop belle région...
a écrit le 26/09/2012 à 11:23 :
Ben voyons : de l'argent public pour concurrencer l'entreprise privée (les centres d'affaires) existants sur la zone. Et de la part de la CCI en plus qui va ainsi concurrencer ses ressortissants...A croire qu'on a trop d'argent public !! Peut-on me dire combien va coûter un emploi aidé de la sorte...
Réponse de le 26/09/2012 à 12:36 :
Attention, l'argent public ne sert pas à financer des emplois, mais le bâtiment pour mettre en relation toutes ces entreprises.... L'argent public est là en tant que facilitateur dans un objectif global, que les idées fusent, que les entreprises se développent,que des emplois se crées... les retombées économiques pour les collectivités suivront alors.

C'est la même chose à différentes échelles pour l'aéronautique à Toulouse, les nanotechnologies à Grenoble, c'est de l'investissement public... et je suis assez content que les élus se soucient du développement économique, même si personnellement, je ne surfe pas.
Réponse de le 26/09/2012 à 16:06 :
Ne rêvez pas, une pépinière c'est des locaux et du personnel donc des coûts de fonctionnement. Comment sont-ils facturés ? Combien de temps garde-t-on les entreprises ainsi "aidées" qui bénéficient de ces avantages ? Chaque fois qu'une collectivité se mêle de ce genre d'activité de centre d'affaires, elle crée une concurrence irrégulière et déloyale si l'offre existe déjà, et cela coûte finalement très cher au contribuable. Mais les politiques sont si contents..

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