Les cadres affichent un sérieux coup de blues !

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Coup de déprime face à une conjoncture dégradée. Le dernier baromètre de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) indique que la note moyenne attribuée par les cadres à la situation économique s'établit à... 4,1 sur 10. Et 31% des cadres estiment que leur propre entreprise est en difficulté, soit sept points de plus qu'à la fin 2011.

Les cadres n'échappent pas à la morosité ambiante. Acteurs (et spectateurs) privilégiés de l'économie, c'est peu de dire qu'ils ne se montrent guère optimistes quant à l'avenir à court terme des entreprises. C'est ce que démontre le dernier baromètre semestriel de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 cadres du secteur privé.
La note moyenne attribuée par les cadres à la situation économique globale s'établit fin 2012 à... 4,1 sur 10. Et plus les cadres sont âgés, plus ils sont proportionnellement nombreux à donner une note basse : 44% des cadres de 50 à 54 ans la situent entre 1 et 4, contre 21% des cadres de 25 à 29 ans. Et, peut-être justement en raison de leurs fonctions, ce sont surtout les cadres des fonctions Production industrielle-Chantier et Ressources humaines qui semblent particulièrement inquiets.

31% des cadres inquiets sur la situation de leur entreprise...

S'agissant de leur propre entreprise, 31% des cadres estiment qu'elle est en difficulté sur le plan économique, soit sept points de plus qu'il y a un an. Une inquiétude qui se manifeste surtout dans les entreprises de moins de 250 salariés où 33% des cadres affichent leur pessimisme, tout comme les cadres des secteurs Industrie(33%) et Commerce-Transports (35%). Le record du pessimisme (45%) revenant aux cadres de Direction générale. Peut-être parce qu'ils ont un vision plus globale des affaires... Au niveau de l'emploi, ce n'est pas non plus la joie. 63% de membres du personnel d'encadrement signalent que leur entreprise a recruté des cadres au cours des six derniers mois, soit 7 points de moins qu'il y a un an. De l'autre côté, 59% indiquent que des cadres ont quitté leur entreprise à la suite de licenciements ou de départs négociés, soit deux points de plus qu'il y a douze mois.

...mais 59% optimistes sur leur situation personnelle

Si l'on questionne les cadres sur leur avenir professionnel, curieusement, l'optimisme reste de mise avec 59% des cadres affichant leur confiance, même si l'on observe un recul de trois points sur un an. Mais de grandes différences se font jour en fonction du profil du cadre. Ainsi, 81% des cadres ayant moins d'un an d'ancienneté dans leur entreprise sont optimistes, contre 29% des cadres ayant 15 ans d'ancienneté et les hommes (62%) sont plus optimistes que les femmes (55%).
Dans ce contexte dégradé, la proportion de cadres qui pensent quitter volontairement leur entreprise dans les douze prochains mois (27%) recule de 4 points par rapport à il y a 12 mois. Même si, là aussi, des différences sensibles existent logiquement entre les jeunes cadres et les plus âgés, plus frileux. En revanche, si les cadres restent en poste, c'est aussi avec l'idée de faire progresser des projets de valorisation professionnelle pour préparer l'avenir. Ainsi, la part des cadres qui souhaitent suivre une formation longue (42%) progresse de 6 points sur un an et celle de ceux qui pensent faire un bilan de compétences (44%) augmente aussi de 3 points. Manifestement, dans une conjoncture difficile, l'heure est au maintien de "l'employabilité".
 

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Commentaires
a écrit le 31/01/2013 à 10:05 :
et oui a force de lécher les bottes des patrons nos chers cadres se rendent compte qu'avec leurs courbettes ils n'ont fait que se faire avoir par le patronat tout en brisant les carrières des ouvriers qui ne le léchaient pas .enfin la roue tourne
a écrit le 30/01/2013 à 18:38 :
Oui, c'est vrai c'est désolant cette manière constante de vouloir hiérarchiser l'organisation du travail, la fameuse habitude française de tout vouloir centraliser, il suffit de travailler avec des personnes anglaises par exemple pour comprendre qu'il sont plus pragmatiques, or souvent dans bien des cas c'est la base qui est de fait pramatique...
a écrit le 30/01/2013 à 13:18 :
Les cadres au chômage sont-ils trop indemnisé ? suite au Rapport de la Cour des Comptes
http://www.viadeo.com/fr/groups/detaildiscussion/?containerId=002y3barmfl3mmg&forumId=002t7r04gtyy0gj&action=messageDetail&messageId=0021s9710hebt29d
Réponse de le 30/01/2013 à 13:46 :
LIEN APEC sur VIADEO = inscription gratuite
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a écrit le 30/01/2013 à 12:57 :
Les dirigeants, cadres et tous ceux qui sortent des grandes écoles ou de l ENA devraient être faire entre un à trois ans comme ouvriers de base ou fonctionnaire de groupe C à la sortie de leurs études pour mieux comprendre la base. Pendant cette période ils seraient payés de la même manière qu'eux;
Réponse de le 30/01/2013 à 13:19 :
@ vive la base: Je suis d'accord avec "floppy", le concept du "cadre" est désolant; mais vous voulez encore en rajouter à la façon française: contraintes, règlementations, obligations (moralisantes) puis montage d'une structure spéciale dédiée à cette mission (inspection du travail, respect de la durée de vos 3 ans, embauche de fonctionnaire)?? C'est pourtant facile: des recruteurs dans d'autres pays vont tout simplement apprécier vos compétences de terrain, de savoir parler simplement à des collègues, vos connaissances de machines, d'avoir "subi" un réorganisation etc...et vous embaucher!
a écrit le 30/01/2013 à 12:06 :
c´est toujours désolant de voir des articles sur la notion de "cadre" qui me rapelle les castes qui éxistent en Inde (mais qui disparaissant aussi). J´aimerais voir disparaitre cette notion et être remplacée par la notion de "employé". Cela me rapelle trop le sentiment très désagréable lorsque je devais aller manger dans la cantine des "cadres" en France alors que j´étais habitué à manger avec ouvriers, gens des bureaux, employés et dirigeants dans les cantines en angleterre, allemagne, italie, corée. La France a toujours ses démons.. que les journalistes et statisticiens se plaisent à questionner. Cela me donne l´impression d´être en anno 1850.

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