• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieGrippe A

Grippe A : l'OMS nous a-t-elle trompés ?

Éric Chol et Audrey Tonnelier

Publié le 09 février 2010 à 11:12 - Mis à jour le 09 février 2010 à 11:13

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros
  • Hausse de 0,1 % de la production industrielle en avril
  • Farandou répond à une proposition de loi sur les congés payés
  • Des nouvelles du projet de loi sur la transparence salariale
  • Le social et médico-social non lucratif a besoin de 7 milliards
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Attaquée de toute part pour sa gestion de la pandémie de grippe A, l'Organisation Mondiale de la Santé joue sa crédibilité. Certains lui reprochent d'avoir tiré le signal d'alarme un peu trop vite, d'autres l'accusent de collusion avec l'industrie pharmaceutique. Mais le principal reproche qui est fait à cette institution onusienne est son incapacité à réévaluer les risques.

Le 18 janvier, sur les rives du lac Léman, débute la réunion du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Autour de la table ronde, une trentaine de personnes : un aréopage de ministres et de directeurs généraux de la Santé, qui agit comme un super conseil d'administration. "Au cours de cette session, raconte un témoin, nous avons félicité la directrice générale, Margaret Chan, pour son travail de lutte contre la grippe H1N1. Nous étions désolés par la montée des critiques."

L'OMS n'avait prévu un rejet du vaccin par la population

Moins d'un an après l'émergence du virus qu'on appelait alors "grippe mexicaine", c'est un autre type d'agitation qui s'est en effet emparé de l'OMS. Après avoir fait plus de 15.000 victimes sur la planète, le virus paraît sous contrôle, mais c'est l'institution onusienne qui est sur la sellette. Trop alarmiste, trop proche des laboratoires, trop secrète : les accusations pleuvent. Dans le collimateur du Conseil de l'Europe, elle a été sommée de rendre des comptes aux parlementaires, le 26 janvier, à Strasbourg. Peu avant, sa patronne avait fini par admettre quelques ratés. "Nous n'avions pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner" a-t-elle concédé.

Une pandémie qualifiée de "gravité modérée"

Les responsables mondiaux de la santé peuvent pourtant souffler. Huit mois plus tôt, en mai 2009, l'assemblée mondiale annuelle de l'OMS s'était réunie à Genève en pleine peur panique du virus H1N1. "L'affolement était tel que nous avions dû raccourcir la session pour permettre aux responsables de la santé de rentrer le plus vite possible dans leur pays" raconte un participant. Du Mexique au Japon, la liste des morts s'allongeait de jour en jour. "Nous étions tous pendus aux communiqués de l'OMS et nous avions hâte qu'elle déclare la pandémie, permettant de clarifier les choses" admet ce protagoniste. Ce sera fait le 11 juin 2009. Ce jour-là, conseillée par un cénacle d'une quinzaine d'experts, auxquels se joignent les représentants des huit pays les plus touchés par le virus, Margaret Chan active la phase 6, synonyme de pandémie. Certes, celle-ci est de "gravité modérée", nuance la directrice générale avec un curieux sens de la communication. Il s'agit pourtant d'une première, depuis la création de l'échelle d'alerte de l'OMS en 1999.

Impossible de comptabiliser les nouveaux cas au jour le jour

La Chinoise, qui a pris la tête de l'organisation en janvier 2007, en a-t-elle trop fait ? Un examen minutieux des décisions prises au printemps 2009 montre qu'au contraire, elle a suivi à la lettre le règlement sanitaire international, véritable bible de la santé publique mondiale. "La définition de pandémie, qui insiste sur le caractère nouveau du virus et sa diffusion massive, n'a pas été modifiée, assure l'historien de la santé Patrick Zylberman. Le comité d'urgence demandait à Margaret Chan de lui ajouter une échelle de gravité. Une demande refusée car jugée trop complexe à mettre en place : il était impossible de comptabiliser les cas d'infection au jour le jour."

Des dirigeants qui s'étonnent du flot de critiques dont ils font l'objet

L'OMS est-elle alors allée trop vite en besogne ? "Les choses ont plutôt traîné" a répondu Patrick Zylberman, lors d'une audition publique à Paris, le 1er décembre. "L'état de pandémie n'a été déclaré que le 11 juin, alors qu'il aurait dû l'être bien avant. Durant le mois de mai, l'OMS a dû affronter des revendications réitérées de certains gouvernements légitimement anxieux des conséquences économiques et sociales d'une telle décision" a-t-il souligné. Mais l'OMS a passé outre, justifiant sa décision à la fois par la propagation du virus (74 pays touchés) et par son ampleur (30.000 cas confirmés).

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Aujourd'hui, ses représentants comprennent mal le feu nourri de critiques dont ils font l'objet. "Nous savions depuis le début que nous serions soit accusés de cacher la vérité si nous minimisions les choses, soit d'en faire trop si nous étions totalement transparents. Nous avons choisi la deuxième option : dire tout ce que nous savions au fur et à mesure" rétorque Marc Danzon, directeur de l'OMS pour la région Europe jusqu'en décembre 2009.

"L'OMS n'a jamais fait son aggiornamento"

Même flou concernant les possibles conflits d'intérêts des experts proches de l'OMS. Industriels et chercheurs s'accordent sur un point : difficile pour un scientifique d'avoir une légitimité s'il ne travaille pas en lien avec les laboratoires privés. "Pour la grippe, le nombre d'experts dans le monde est très limité. Or, les meilleurs travaillent pour l'industrie, pas directement à l'OMS !" assène Marc Danzon. Même parmi ceux qui critiquent violemment l'OMS, certains rappellent que sans industrie, il n'y aurait pas de recherche thérapeutique. "Les laboratoires privés sont les seuls qui investissent de façon significative dans ces domaines" souligne un chercheur. Surtout, il s'agit de savoir ce que l'on entend par "liens" avec les groupes pharmaceutiques. "Qu'il s'agisse de projets de recherche, de la conduite d'études cliniques ou de revue et d'analyses de données, l'industrie a besoin d'experts extérieurs" assure Luc Hessel, directeur des affaires médicales et publiques chez Sanofi-Pasteur MSD et représentant des fabricants européens de vaccins (EVM). Au final, les détracteurs de l'OMS semblent bien avoir raté leur cible. Car l'agence onusienne est loin d'être exempte de tout reproche. À Paris, on porte un regard extrêmement sévère sur sa gestion de la grippe A. "À aucun moment, elle n'a eu le courage et la lucidité de réévaluer les risques" lâche une source gouvernementale, qui poursuit : "Dès septembre, on savait qu'il s'agissait d'un virus galopant très vite, mais dont le taux d'attaque n'était pas très fort. L'OMS n'a jamais fait son aggiornamento."

Les gardiens de la santé mondiale promettent un audit externe sur la gestion de la pandémie

À lire également

  • A lire : le communiqué officiel de l'OMS sur la "fausse" pandémie de grippe A
  • Polémique sur la réalité de la pandémie de grippe A
  • Les tests contre la grippe A dopent les ventes de BioMérieux

Ce boulet tiré sur la maison genevoise n'est pas dénué d'arrière-pensées : très critiquées pour l'organisation de la campagne de vaccination, les autorités françaises ont beau jeu, à présent, de renvoyer la balle dans le camp de l'OMS. Mais elles ont aussi de bonnes raisons de le faire : depuis cet été, le comité d'urgence de Margaret Chan s'est réuni seulement deux fois (les 23 septembre et 26 novembre) et encore, via e-mails ou téléconférence. Il n'a quasiment rien changé à son appréciation de l'épidémie, toujours en phase 6. Tout au plus, l'OMS a-t-elle promis un audit externe sur sa gestion de la grippe A. L'institution a aussi prévu de mieux encadrer les déclarations d'intérêts financiers des experts amenés à travailler pour elle. La plupart des observateurs estiment urgent de revoir la définition même d'une pandémie. "Encore faudra-t-il que tous les membres de l'OMS s'entendent sur cette question", souligne un vieux routier de l'institution Genevoise. On ne bouscule pas en quelques mois les gardiens de la santé mondiale...

Éric Chol et Audrey Tonnelier

Sur le même sujet

  • 1

    Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »

  • 2

    Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026

  • 3

    🔴 Déficit commercial, production industrielle, transparence salariale… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin

  • 4

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles