Etats-Unis : chute record de la confiance des consommateurs et des prix des logements

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L'indice du Conference Board sur la confiance des ménages aux Etats-Unis a plongé en octobre de 61,4 à 38. Du jamais vu. La chute des prix des logements outre-Atlantique a également été record en août.

Nouveaux indicateurs alarmants sur l'économie américaine ce mardi. D'abord avec le plongeon de l'indice de confiance des consommateurs selon l'institut privé Conference Board. Il tombe à 38 en octobre contre 61,4 en septembre (chiffre révisé). Les économistes l'attendaient certes en recul mais beaucoup plus limité, à 52.

Lancé en 1967, cet indicateur n'a jamais été aussi bas, son record d'étiage précédent étant à 43,2 en décembre 1974.

Autre signe inquiétant avec la chute du prix des logements aux Etats-Unis qui ont plongé an août de 16,6% sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller mesurant les prix dans les vingt plus grandes agglomérations américaines et de 17,7% dans les dix pus grandes villes.

Cela fait vingt mois de suite que ces deux indicateurs reculent. En juillet, ils avaient connu des reculs respectifs de 16,3% et 17,5%. Sur un mois, le recul d'août est de 1 % et 1,1%. Les villes réputées attirer les amateurs de soleil, dans la "Sun Belt" (ceinture du Soleil) sont particulièrement touchées avec de très forts reculs à Phoenix  (-30,7%), Las Vegas (-30,6%) Miami (-28,1%), San Francisco (-27,3%), Los Angeles (-26,7%) et San Diego (-25,8%).

Hier, on avait pourtant appris que le secteur immobilier américain a connu une éclaircie au mois de septembre, avec une hausse de 2,7% des ventes de logements neufs, à 464.000 unités. Une performance inattendue après un mois d'août particulièrement faible, où seules 452.00 transactions avaient été relevées. Les économistes, eux, tablaient sur une stabilisation des ventes, voire une légère hausse à 458.000. Sur un an, elles ont chuté de 33,1%.

Sur la même période, le nombre de maisons disponibles à la vente a reculé de 7,3% à 394.00. C'est son plus bas niveau depuis juin 2004. Cette forte baisse mensuelle, la plus importante jamais enregistrée, s'explique par le fait que les constructeurs immobiliers ont quasiment stoppé leur production.Le prix de vente médian d'un logement neuf est tombé à 218.400 dollars en septembre, soit une baisse de 9,1% sur un an, selon les chiffres du département du Commerce américain.

Un recul qui alimente la thèse du professeur Nouriel Roubini, qui anticipe une chute des prix de l'immobilier de 40% d'ici 2010 aux Etats-Unis. Célèbre pour avoir prédit la crise financière actuelle, le professeur de Stern, la business school de New York University, a déclaré ce lundi à Bloomberg qu'il prévoyait une baisse annuelle de 16% des prix de l'immobilier dans les deux ans à venir, soit bien environ 40% d'ici 2010.

Autre indicateur qui compense l'aspect positif de la hausse des ventes de logement neuf, l'état du marché de l'immobilier de bureau à New York. D'après les chiffres du groupe de services au secteur immobilier Colliers, les loyers des bureaux new-yorkais vont chuter de 25% d'ici juin 2010.

La raison de ce désamour pour les buildings de Manhattan? La destruction de 165.000 emplois avant la fin de l'année 2010 dans la Grosse Pomme, dont 35.000 pour le seul secteur des services financiers. Les loyers auraient déjà chuté de 2,5% à la fin du troisième trimestre, par rapport au second. Mais Colliers rappelle que depuis août 2003, ils avaient bondi d'environ 83%... dopés par la demande des grands groupes financiers.

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