Le baril de pétrole en forte hausse après les stocks américains

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Le baril de brut repasse la barre des 70 dollars en Asie ce jeudi après avoir touché mardi un plus bas depuis dix-sept mois.

Les cours du brut passent la barre des 70 dollars jeudi dans les échanges électroniques en Asie profitant de l'envolée des marchés consécutifs à la baisse des taux de la Réserve Fédérale américaine (Fed). Dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre bondit de 2,88 dollars à 70,38 dollars le baril. Le baril de pétrole Brent pour livraison en décembre prend 2,83 dollars à 68,30 dollars.

Déjà la veille mercredi, le pétrole avait été orienté à la hausse, après avoir touché mardi son plus bas niveau depuis mars 2007. A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" s'échangeait ainsi à 67,50 dollars, en hausse de 4,77 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange londonien, le Brent de la mer du nord grimpait de 5,23 dollars, à 65,52 dollars le baril.

Selon une étude de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), publiée par le quotidien britannique Financial Times, la réduction de la production pourrait compenser la baisse de la demande mondiale, conséquence du ralentissement économique. Pour l'AIE, il par ailleurs est indispensable d'"accroître de manière significative les investissements pour maintenir le niveau actuel de production". Les inquiétudes sur l'offre pourraient donc atténuer les craintes sur le niveau de la demande.

Les stocks hebdomadaires américains en produits pétroliers ont renforcé la tendance haussière observée depuis le début de la journée. Les réserves de brut ont certes progressé de 500.000 barils, à 311,9 millions, mais les analystes s'attendaient à une hausse plus importante de 1,6 million de barils. Dans le même temps, les stocks d'essence ont diminué de 1,5 millions de barils, à 195 millions. Les marchés anticipaient une progression de 1,3 million de barils.

Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont quant à eux augmenté de 2,3 millions de barils, à 126,6 millions. C'est bien plus que les prévisions des analystes, qui s'attendaient à une hausse de 700.000 barils. Ces stocks sont de plus en plus suivis alors que le froid s'installe à l'approche de l'hiver, ce qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage aux Etats-Unis.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout est relatif... A quand la baisse du prix du gaz ? il a été augmenté presque en urgence et on va devoir attendre la fin de l'hiver pour le voir baisser alors que les stocks sont au plus haut et qu'il n'y a aucune raison de garder le prix du gaz à ce niveau, sauf pour faire plaisir à GDF, Suez et leurs banquiers

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