Le pétrole repasse sous les 60 dollars
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Les cours du brut sont brièvement passés vendredi sous les 60 dollars dans les échanges électroniques en Asie reflétant les inquiétudes des investisseurs sur l'état de la demande. Dans les chénages matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre perdait 80 cents à 59,97 dollars le baril. Il est ensuite repassé au dessus des 60 dollars à 60,52 dollars. Le baril de pétrole Brent pour livraison en décembre perdait 81 cents à 56,62 dollars. L'état de la demande obnubile le marché alors que le cours du baril évolue entre 60 et 70 dollars depuis deux semaines environ. Il est tombé de près de 10 dollars en deux jours.
Déjà jeudi, le baril de pétrole était repassé sous la barre des 60 dollars sur l?Intercontinental Exchange. Le Brent de la mer du nord a ainsi perdu 4,44 dollars , s'échangeant en fin de séance contre 57,62 dollars le baril. Sur le marché new-yorkais, le baril de "light sweet crude" (ou WTI, west texas intermediate) a reculé de 4,53 dollars, à 60,77 dollars.
Après avoir rebondi mardi dans le sillage des Bourses mondiales, les cours sont nettement repartis à la baisse à l?instar des places boursières. Mercredi, le baril de "light sweet crude" a ainsi perdu plus de 5 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), pénalisé par la hausse des stocks américains en produits pétroliers et par des perspectives économiques toujours moroses.
Hier jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a fortement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l?année prochaine, estimant que l?activité se contractera de 0,3% dans les pays développés, une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les Etats-Unis, premier consommateur mondial de pétrole, verront pour leur part leur produit intérieur brut (PIB) baisser de 0,7%, selon le Fonds.
Les pays émergents ne sont pas épargnés par le ralentissement de l?économie. La croissance mondiale ne devrait atteindre que 2,2% en 2009, contre une précédente estimation de 3%. Or c?est à la forte demande en produits pétroliers de ces pays, notamment la Chine, que l?on attribue une grande partie de l?envolée des cours du brut au premier semestre. Ces derniers étaient montés jusqu?à un niveau record de 147 dollars le baril début juillet.
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