L'Islande "ouverte à toute aide" financière
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"Nous sommes ouverts à tout, dans de telle conditions". La déclaration du Premier ministre islandais, Geir Haarde, illustre la situation de crise dans laquelle l'Islande est plongée. Le système financier de l'île-Etat est à genou, à tel point que le gouvernement sollicite de l'aide tous azimuts.
Samedi, le chef du gouvernement a déclaré avoir demandé de l'aide à la Chine, mais il n'aurait pas encore reçu de réponse. Vendredi déjà, l'Union européenne avait indiqué qu'elle était prête à accorder un prêt d'un montant non-spécifié à l'Islande.
Enfin, après être venu au secours de la Hongrie et de l'Ukraine, le Fonds monétaire international (FMI) devrait venir en aide à l'Islande. L'institution préparerait l'octroi d'un prêt de six milliards de dollars (4,68 milliards d'euros), avec cette fois la collaboration d'autres pays, le Royaume-Uni, les Pays-bas, la Pologne et les pays scandinaves.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministère polonais des Finances a révélé que "la Pologne avait décidé de rejoindre un consortium de pays qui offriront un soutien financier à l'Islande. Le FMI, les pays scandinaves, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Pologne feront probablement partie de ce consortium. On prévoit que le consortium destinera à l'aide à l'Islande au total six milliards de dollars". Cette aide à l'Islande "aura un caractère de prêt, dont les conditions seront définies lors des négociations entre l'Islande et le Fond monétaire international".
Le ministère précise que "la contribution polonaise s'élèvera à 200 millions de dollars".
L'île-Etat, en proie à une très grave crise financière, espère aussi recevoir 4 milliards de dollars de ses voisins nordiques, de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine (Fed). Il faut dire que la situation économique du pays est catastrophique.
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Jeudi, la banque centrale islandaise a estimé que l'inflation de l'Islande devrait dépasser 20% début 2009 et son taux de chômage s'envoler à 10% (contre 2,5% au troisième trimestre 2008) en fin d'année prochaine. "Une forte récession se profile à l'horizon, avec une contraction particulièrement importante de la consommation des ménages", explique l'institut financier.
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