Les Irlandais vont revoter sur le traité de Lisbonne

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Ayant reçu des garanties de ses partenaires européens, le chef du gouvernement irlandais s'est engagé ce vendredi à organiser avant fin 2009 un deuxième référendum, afin de permettre la ratification puis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, a confirmé ce vendredi qu'il organiserait un second référendum l'an prochain sur le traité de Lisbonne réformant les institutions européennes, après avoir reçu au Conseil européen de Bruxelles les garanties qu'il réclamait. "Sur la base de l'accord d'aujourd'hui, je suis prêt à retourner devant le peuple irlandais l'an prochain", a-t-il dit, en s'affirmant "confiant (sur le fait) que nous réussirons lors d'un second vote". Celui-ci aura lieu avant la fin de 2009, a-t-il précisé.

L'Irlande espère obtenir de l'UE des garanties formelles sur l'application du traité de Lisbonne avant juin 2009, afin de rassurer ses électeurs et de procéder à un second référendum, a insisté samedi le ministre des Affaires étrangères, Michael Martin.

Les Irlandais avaient rejeté le traité en juin, paralysant une réforme qui vise à faciliter la prise de décision au sein d'une Union européenne de vingt-sept membres. Tous les pays membres doivent ratifier ce traité dit simplifié pour qu'il puisse entrer en vigueur. L'Irlande est le seul Etat de l'Union à l'avoir rejeté.

La République tchèque et la Pologne sont les deux autres pays à ne pas avoir encore ratifié le texte. Prague devrait le faire début 2009 tandis que le président polonais Lech Kaczynski s'est engagé à faire campagne en faveur du traité dès que la question irlandaise aura été résolue.

Vendredi, Brian Cowen a estimé que le maintien du principe "un pays, un commissaire", ainsi que la réponse de l'Union européenne à la crise économique pourraient modifier l'opinion de ses compatriotes. "Nous organiserons le référendum dans un environnement économique très difficile, mais toute analyse objective indique que nous sommes beaucoup mieux armés pour traiter les questions économiques et sociales actuelles en étant membre de l'UE", a-t-il dit. Le Premier ministre irlandais a également obtenu des garanties de ses pairs concernant la neutralité de l'Irlande, sa politique fiscale et les droits des travailleurs.

Brian Cowen devra toutefois choisir soigneusement la date du scrutin pour faire triompher le "oui", car la popularité de son gouvernement et de son parti, le Fianna Fail, est en chute libre en raison de la crise économique. Si la situation perdure, le Fianna Fail pourrait subir un échec cuisant lors des élections municipales et européennes de juin prochain.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'IIrlande et l'Union Européenne.
Je suis passablement scandalisé et désorienté quand je vois les résultats obtenus par l'Irlande à l'issue de ce dernier Conseil européen dont les résultats auraient été exceptionnellement positifs ?
Ce pays de 4.221.000 habitants aura donc réussi à déséquilibrer l'architecture du traité de Lisbonne en obtenant un Commissaire permanent car pour ne pas créer d'inégalités, désormais CHAQUE état de l'Union Européenne aura droit à "son" Commissaire. Ensuite, le droit à l'inégalité fiscale lui est officiellement reconnu alors que cela s'est traduit par de nombreuses délocalisations "continentales" en leur faveur ( tout comme la Slovaquie). La garantie d'une neutralité qui ne lui a jamais été contestée etc et le tout moyennant le vague engagement d'un nouveau referendum d'ici la fin de 2009 après que la présidence tchèque ait pu donner la pleine mesure de sa mauvaise volonté annoncée. Il paraîtrait que ces derniers six mois auraient été un succès notoire ce dont nous doutons. L'Europe est plus acéphale que jamais (rappelez moi donc le nom du président de la Commission;..) subissant les contre-coups assénés par des malfaçons américaines dans le domaine de la finance au nom d'un libéralisme sauvage tandis que nous suivons docilement les directives édictées par les Etats-Unis via leur cheval de Troie préféré, l'Otan. Engagement insensé en Afghanistan, assurances prodiguées à l'Ukraine et la Géorgie en vue d'une intégration dans l'Otan, installation de missiles anti-missiles en Europe pour protéger les Etats-Unis des fusées iraniennes etc etc. Bref, nous attendions quand même autre chose de ces six derniers mois:mais il faut bien qu'un enfant déclare que l'empereur est nu ou encore qu'il est temps de percevoir la réalité et ne pas se laisser prendre dans les mailles du filet d'un habile rétiaire .

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