Etats-Unis : la confiance des consommateurs chute, les ventes de fin d'année en pâtissent

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L'indice de confiance des consommateurs calculé par le Conference Board est tombé au plus bas depuis 1967. Du coup, la saison des ventes de fin d'année s'annonce comme la pire depuis au moins 1970 dans les chaînes de magasins.

La confiance des consommateurs américains a chuté en décembre à son plus bas niveau historique, a indiqué ce mardi l'institut de conjoncture privé Conference Board qui mesure cet indice depuis 1967. L'indice de confiance est tombé à 38 après 44,7 en novembre (chiffre révisé), une chute en raison notamment de la dégradation du marché du travail, qui connaît sa pire situation depuis seize ans.

"La nouvelle érosion de l'indice de confiance du consommateur reflète la détérioration rapide et profonde de la situation économique qui a eu lieu au quatrième trimestre de 2008", a déclaré Lynn Franco, directrice du centre de recherche du Conference Board, citée par Reuters. "Les perspectives économiques globales restent plutôt sombres pour le premier semestre 2009 et seule une reprise modeste est attendue au second semestre."

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur la difficulté à trouver un emploi est monté à 42 en décembre, son plus haut niveau depuis décembre 1992, contre 37,1 en novembre. La composante mesurant leur appréciation de leur situation actuelle a elle chuté à 29,4 - au plus bas depuis avril 1992 - contre 42,3 en novembre.

Le recul de la confiance des consommateurs se répercute évidemment sur leurs dépenses de consommation, en cette période cruciale des fêtes de fin d'année. Selon l'organisation professionnelle International Council of Shopping Centers (ICSC), la saison des fêtes devrait être en 2008 la plus mauvaise bien au moins 1970.

Les ventes des chaînes américaines de magasins ont ainsi reculé de 1,8% la semaine dernière par rapport à 2007. Elles ont diminué de 1,5% comparé à la semaine précédente, selon l'indice ICSC-Goldman Sachs sur les ventes hebdomadaires de chaînes de magasins. L'ICSC s'attend à ce que les ventes en novembre et décembre baissent de 1,5% à 2%. Cela serait le premier recul de ces ventes de fin d'année depuis que l'ICSC les comptabilise en 1969.

De leur côté, les prix des maisons individuelles ont chuté de 18% en octobre par rapport au même mois de 2007, une baisse sans précédent, montre ce mardi l'enquête mensuelle Standard & Poor's/Case-Shiller, qui confirme que le marché immobilier américain reste engagé dans une profonde récession.

L'indice composite calculé sur la base de vingt zones métropolitaines affiche un recul de 2,2% sur un mois. "Le marché baissier continue, les prix des maisons sont revenus à leurs niveaux de mars 2004", commente dans un communiqué David M. Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor's.

En revanche, la contraction de l'activité économique dans la région de Chicago s'est poursuivie en décembre mais elle a été moins forte qu'attendu et elle a même ralenti pour la première fois depuis août, montre l'enquête mensuelle de l'institut ISM publiée mardi. L'indice d'activité calculé sur la base d'une enquête auprès des directeurs d'achats est remonté à 34,1 contre 33,8 en novembre, son plus bas niveau depuis 1982.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un chiffre en léger repli à 33 et leurs estimations s'échelonnaient de 28 à 42,1. Un indice inférieur à 50 traduit une contraction de l'activité. La composante des nouvelles commandes ressort à 29,4 contre 27,2 en novembre, tandis que celle de l'emploi a rebondi à 39,6 contre 33,4.

Par ailleurs, les émissions de prêts aux entreprises américaines ont chuté de 55% en 2008, à 764 milliards de dollars contre 1.690 milliards en 2007, en raison de l'asséchement généralisé du crédit, selon les statistiques établies par Reuters Loan Pricing Corp (RLPC) et publiées ce mardi.

Les prêts en catégorie "investissement" sont tombés à 319 milliards de dollars, soit une baisse de 52% par rapport à 2007, et les émissions de prêts à effet de levier sont revenus à 294 milliards, chutant de 57% sur un an.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour la France, quel peut-être l'indice de confiance des
français en leur avenir? Sans doute aussi peu reluisant que celui de nos amis américains - Mais curieusement, tout comme la crise des subprimes,ou bien le nuage de Tchernobyl, il semblerait que les français continuent de baigner dans une douce insouciance - En effet, la consommation résiste, l'immobilier plie (mais ne rompt pas)
et notre croissance en 2008 est positive - Par conséquent les français, peuvent encore se voiler la face quelques semaines, le temps pour la crise de nous rattrapper - Alors, lorsque les gens constateront autour d'eux les dégâts (fermetures de sites, licenciements de proches, multiplications des faillites et des scandales, éclatement de la bulle immobilière spéculative, ...) alors l'indice de confiance plongera - Le problème est qu'il sera trop tard pour beaucoup de jeunes ménages et autres emprunteurs qui se seront laissé berné, et qui se retrouveront surendettés - Nous risquons d'assister dans la zone euro à un scénario déflationniste à la japonaise -gare au risque d'éclatement de la zone euro et à la montée des troubles sociaux à l'identique de ce qui se déroule actuellement en
Grèce - Les prochaines élections européennes de juin 2009 seront sans doute un bon indicateur -
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pour rebondir sur le propos précédent, les français ne baignent pas dans une douce insouciance, simplement les ménages français ont un haut niveau d'épargne alors que cette épargne est négative aux Etats-Unis. Parallèlement, il n'y a pas en France de crash immobilier à l'américaine, les ventes décélèrent, et les prix perdent un peu! Enfin dernier élément, la France a été de moins en moins dépendante de l'export ces dernières années, car ses parts de marché monde ont fondu. La dessus, il y a avait finalement peu à perdre;..
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pour moi , MAN que je ne connais pas , a tout dit , sauf peut être y manque-t- il une analyse politique ?
la mienne est la suivante : la france amortir la chute grâce aux mécanismes de protection sociale . Ces derniers ont un coût très élevé , c'est ainsi que les prélèvements obligatoires sont confiscatoires et que de ce fait même les travailleurs de la classe moyenne inférieure deviennent de plus en plus pauvres et vont aux restos du coeur .Ceux simplement salariés de la classe moyenne supérieure , sont à la limite de tomber au premier problème . Ne peuvent s'en sortir que ceux qui ont du capital ! Quelle est la conclusion politique :
Nous sommes dans un système où l'élite politique ne remplit plus son rôle de prévoir et conduire un pays , mais suit aveuglément son leader , il n'y a plus de contre pouvoir , ni de pensées différentes et innovantes ,
plus de recherche efficace non plus dans quasi tous les domaines : à part les airbus ou la pharmacie , dans quoi
innove-t-on en france ? Nous sommes dans une société bloquée où les managers deviennent de plus en plus violents avec leurs salariés ; mais c'est aussi vrai dans la fonction publique !!
Je rejoins donc MAN , l'année 2009 sera celle de tous les dangers !


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