Pour la SEC, les normes comptables n'ont pas aggravé la crise financière

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Un rapport du gendarme boursier américain défend la règle de la valeur de marché pour définir les actifs des entreprises dans leur bilan. Une norme qui avait été perçue comme un facteur aggravant de la crise.

Sous le feu des critiques, la Securities and Exchange Commission (SEC) défend ses normes comptables. Ces dernières ne semblent "pas avoir joué un rôle significatif dans les faillites des banques", assure le régulateur boursier américain dans un rapport rédigé à la demande du Congrès et rendu public mardi soir.

Dans le viseur des parlementaires américains: la règle qui obligent les entreprises à définir leurs actifs dans leur bilan par leur valeur de marché. Cette norme avait été accusée par de nombreux analystes d?avoir aggravé la crise financière en affaiblissant la solidité des bilans des banques, contraintes d?évaluer très bas certains titres de dettes complexes dont le marché était totalement gelé.

Le Congrès avait alors commandé un rapport à la SEC, envisageant la possibilité de remettre en cause la règle de la valeur de marché. "Au lieu de cela, le rapport (...) recommande des améliorations à la pratique actuelle, dont le réexamen de la comptabilité pour les provisions et des directives supplémentaires pour déterminer la juste valeur d'investissements dans des marchés inactifs, y compris les situations où des prix de marché ne sont pas immédiatement disponibles", écrit le régulateur.

"Les investisseurs pensent en général qu'une comptabilité à la valeur de marché accroît la transparence des publications financières et permet de prendre de meilleures décisions pour investir", poursuit la SEC. Dans ses recommandations, le gendarme boursier propose principalement d'unifier les pratiques quant à la détermination de la valeur des actifs invendables.

Particulièrement attaquée ces derniers mois, la Securities and Exchange Commission va tourner une page avec l?arrivée à sa tête de Mary Schapiro. Elle succèdera à Christopher Cox qui avait été nommé en juin 2005 et tentera de redorer le blason de l'institution dont l'image a été ternie par la crise financière. Le dernier exemple en date étant son incapacité à détecter la fraude présumée de 50 milliards de dollars mise en place par Bernard Madoff.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Prime à l'incurie! Peut être qu'il faudrait vous mouiller un peu.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Au delà du laxisme voir de l'incompétente de la SEC, c'est plus à l' IASB de se prononcer et/ou de revoir sa copie sur les normes comptables. Celà sonnait tellement bien l'IFRS. Maintenant qu'on a un premier recul on s'aperçoit que l'on est tombé dans le GA(A)P. :)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La valeur de marché, dite aussi "juste valeur", ne représente rien d'autre qu'une photographie à un moment donné du prix des actifs et n 'a donc pas vocation à établir une valeur bilantielle fiable de l'entreprise. Comme les valeurs "historiques" sont par définition datées, le problème est de choisir entre le passé et un avenir prétendument actualisé ... Bonne année aux régulateurs financiers de par le monde !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
que celui qui a déclaré cette ânerie aille directement en prison sans passer par la case départ et sans recevoir 20000 !!!
la réponse est dans la dernière phrase de votre article :
incapacité à détecter une fraude de 50 Milliards implique incompétence notoire !

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