Les cours du pétrole rebondissent au dessus de 46 dollars le baril

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Après avoir commencé l'année en nette baisse, les cours du pétrole ont bondi au dessus de 46 dollars le baril ce vendredi en fin d'échanges européens, poussés par les craintes géopolitiques au Proche-Orient et en Europe de l'Est, inversant la tendance à la baisse de la matinée et alors que la faiblesse des volumes échangés accentue les mouvements de prix.

Les cours de l'or noir sont repassés au-dessus de la barre des 46 dollars ce vendredi. A New York, le baril de "light sweet crude" a terminé la semaine en hausse de 1,74 dollar, à 46,34 dollars. Et sur l'Intercontinental Exchange, le Brent de la mer du Nord a pris 1,27 dollars, à 46,86 dollars le baril.

"Le pétrole a continué à progresser en raison des craintes sur les approvisionnements liées au conflit au Proche-Orient", a commenté James Hughes, analyste de la maison de paris CMC Markets, cité par l'AFP. Le marché pétrolier craint que le conflit israélo-palestinien ne perturbe les approvisionnements d'or noir, notamment en provenance d'Iran.

Par ailleurs, les prix du pétrole étaient indirectement soutenus par le conflit gazier opposant l'UKraine et la Russie. Moscou a accusé vendredi l'Ukraine de prélever du gaz russe transitant vers l'Europe, une allégation démentie par Kiev mais qui réveille le spectre du scénario de 2006 où un différend russo-ukrainien avait perturbé l'approvisionnement de l'UE.

"Il faut observer la récente appréciation des cours avec précaution", avertissait toutefois James Hughes. En effet, tous les experts soulignent que les très faibles volumes échangés depuis plusieurs séances, en raison des congés de fin d'année, tendent à exagérer les variations de prix. Dans ce contexte donc très volatil, la séance avait ainsi débuté en très nette baisse, les cours lâchant plus de 3 dollars le baril à Londres comme à New York.

En revenant à l'équilibre, les prix du pétrole consolident un gain de 5 dollars acquis mercredi 31 décembre, peu avant avant la clôture d'une année très mouvementée, marquée par le dépassement des 100 dollars le baril et par un record à 147 dollars. Mercredi soir, "le pétrole avait profité de la publication de données macroéconomiques meilleures qu'attendu aux Etats-Unis, ainsi que d'une progression moins importante qu'escompté des stocks de productions pétroliers", ont rappelé les analystes du cabinet indépendant John Hall. La progression des réserves d'essence et de produits distillés la semaine dernière (dont le gazole et le fioul de chauffage) est ressortie moindre qu'attendu dans le rapport hebdomadaire du ministère américain de l'Energie (DoE), encourageant des achats de couverture.

Selon les experts, les inquiétudes sur la consommation d'or noir pourraient toutefois refaire surface dès que l'activité reviendra à la normale la semaine prochaine.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
encore de la speculation en vue

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