Oslo présente un nouveau plan de soutien au crédit

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Le gouvernement norvégien a présenté ce dimanche un nouveau plan de 100 milliards de couronnes (11,4 milliards d'euros), censé doper le crédit aux entreprises et aux particuliers.

Le gouvernement de centre-gauche propose d'établir deux fonds dotés de 50 milliards de couronnes chacun, le premier pour accroître les liquidités des banques, le second pour fournir directement des lignes de crédit aux entreprises peinant à trouver des financements. "Nous faisons cela pour contribuer à renforcer l'emploi, renforcer l'économie norvégienne, aider à la création d'entreprises", a déclaré le Premier ministre, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.

Ce plan s'ajoute à un plan de relance de 20 milliards de couronnes dévoilé le mois dernier et à un autre plan de sauvetage du secteur bancaire de 350 milliards de couronnes présenté en octobre. Ce dernier plan a aidé les banques à sortir de l'ornière et celles-ci ne sont officiellement plus en danger mais elles ont adopté ces derniers mois une politique restrictive de crédit.

Une augmentation des fonds propres à hauteur de 50 milliards de couronnes correspond à une capacité de crédit supplémentaire de 400 ou 500 milliards de couronnes, selon le gouvernement. L'aide de l'Etat sera conditionnée au gel, en 2009 et 2010, des salaires et des bonus des hauts dirigeants gagnant plus de 1,5 million de couronnes par an et "à une politique restrictive de dividende".

"Nous mettons maintenant à la disposition (des banques) les ressources de la communauté et y joignons par conséquent des exigences limitant les salaires et bonus des principaux dirigeants", a déclaré la ministre des Finances, Kristin Halvorsen. "L'argent doit servir à accroître le crédit, pas les salaires".

Sous la pression de l'opinion publique, les dirigeants des principaux établissements financiers avaient par avance accepté un gel de leurs salaires cette année.

Le deuxième fonds, un fonds d'obligations, permettra aux entreprises de se tourner vers l'Etat faute de trouver des financements auprès des banques.

Malgré son importante manne pétrolière, entamée par le recul du cours du baril, la Norvège est elle aussi menacée par la récession. Conséquence de la morosité ambiante, le chômage a fait un bond de 0,6 point en janvier pour atteindre 2,6% de la population active, un niveau encore faible par rapport aux autres économies occidentales mais qui devrait continuer de progresser rapidement.

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