Pour les banquiers centraux, le temps de la reprise approche, Buffett est moins optimiste
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L'économie mondiale continue de ralentir mais certains signes autorisent à penser que le retournement pourrait être proche, ont déclaré ce lundi les banquiers centraux réunis dans le cadre de la Banque des règlements internationaux (BRI).
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet , qui a présidé les débats, a estimé que le retour de la confiance était crucial pour remettre l'économie sur la bonne voie. "Nous sommes dans une situation dans laquelle nous observons un ralentissement de l'économie", a-t-il expliqué en résumant les discussions, avant d'ajouter : "nous identifions un certain nombre d'éléments dans l'économie mondiale (...) qui sont expansionnistes."
Selon lui, "il y a un certain nombre d'éléments qui suggèrent que nous nous rapprochons du moment où nous observerons un redressement." "La plupart des observateurs s'attendent à une croissance négative pour les pays industrialisés" cette année, a-t-il relevé. Mais la croissance mondiale devrait être proche de zéro en 2009, avec une "reprise" en 2010.
Les éléments "positifs" - mesures notamment fiscales prises par les gouvernements pour contrer la crise économique et la baisse du prix des matières premières - "n'ont pas totalement été pris en compte" pour l'heure et pourraient positivement influencer l'économie, a développé l'ancien gouverneur de la Banque de France. "Il y a un très fort engagement des autorités, des gouvernements à ne pas laisser sombrer des institutions d'importance systémique (...) qui n'a pas été totalement pris en compte par les marchés", selon lui.
De son côté, le célèbre milliardaire investisseur américain Warren Buffett, surnommé le gourou d'Omaha, interrogé sur la télévision économique CNBC, mise sur une reprise dans les cinq ans. Selon lui, l'économie américaine est "tombée dans le vide". En outre, il craint que la reprise s'accompagnie d'une inflation record, plus élévée encore que dans les années 1970. Il estime que "les gens vivent dans la confusion et la peur. On ne peut se permettre que les gens s'inquiétent pour les banques, or c'est le cas pour beaucoup d'entre eux."
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