Une récession "pire" qu'attendu en Grande-Bretagne

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La récession en Grande-Bretagne "est pire que ce à quoi le gouvernement s'attendait", le pays risque de ne pas retrouver la croissance avant fin 2009, a déclaré le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, dans une interview ce dimanche au Sunday Times.

Le chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances), Alistair Darling, a indiqué ce dimanche dans une interview au Sunday Times qu'il serait contraint de réviser ses prévisions économiques à la baisse, lors de la présentation du budget le 22 avril. "C'est pire que ce qu'on pensait", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire dominical, relevant toutefois que les chiffres de l'économie britannique des trois premiers mois de l'année n'étaient pas encore disponibles.

"On pense qu'ils seront mauvais, parce que si on fait un tour d'horizon dans le monde, on ne peut rien dire d'autre", a-t-il convenu. "Je pensais qu'on verrait la croissance dans la deuxième moitié de l'année", a-t-il poursuivi. "Je pense (maintenant) qu'il faudra attendre la fin de l'année, ou le début de l'année prochaine, avant qu'on ne commence à voir la croissance ici."

Selon le Sunday Times, Alistair Darling pourrait annoncer le 22 avril une contraction de l'économie de 3% en 2009, ce qui serait la pire baisse depuis 1945, et correspondrait à trois fois la prévision qui figurait dans le pré-budget de novembre. Interrogé dimanche matin sur ce chiffre par la BBC télévision, Alistair Darling a refusé de le confirmer mais a souligné que le commerce britannique serait très affecté par les difficultés économiques de l'Asie. "Si vous regardez ce qui s'est passé, la récession depuis l'automne dernier a été bien plus intense que les gens, nulle part dans le monde, ne l'attendaient", a-t-il répété.

Evoquant l'accord conclu lors du sommet du G20 jeudi à Londres, susceptible de stimuler l'économie mondiale, Alistair Darling a jugé que son importance ne pouvait pas être minimisée mais que l'on devait aussi "être réaliste". "Nous devons nous assurer que tout ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord, sera mis en oeuvre sur le terrain", a-t-il prévenu.

Le Royaume-Uni, frappé par le crise financière internationale et la récession, a vu le nombre de ses chômeurs dépasser en janvier 2009 les deux millions, pour la première fois depuis 1997. Le pays est également entré en récession au second semestre 2008, pour la première fois depuis 1991.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les beefteack qui se la pétaient auparavant avec leur ultra libéralisme ont retrouvé la modestie. Enfin !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"C'est pire que ce qu'on pensait" == donc, ils ne pensent pas comme nous ou ils mettent plus de temps a comprendre?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
malheureusement cela va prendre du temps avant que le reste du monde comprennt que le liberalisme debride à l'anglosaxonne n'est pas la panacé mais pire que c'est un gangrène. Il serait emps de penser à une économie mixte avec un service publique fort.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
simplement pour info: le Royaume Uni est le plus grand paradis fiscal au monde Ile de man, Jersey Guernesey, Aurigny, Gibraltar, les iles Vierges, Caiman, Bermudes, Turks et Caicos et les USA avec le Delaware le Wyoming le Nevada.... Il ne vont surtout pas se laisser faire et mettre des batons dans les roues si on veut remettre de l'ordre dans le système financier.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Arrogance,calomnies anti-françaises,propagande idéologique digne des Soviets,ouf! c'est fini...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je crois que tous les experts en économies s'accordent pour dire que la Grande-Bretagne paie "ses choix" ....
Choix de ne plus avoir d'industrie, choix de privilégier la finance, choix de ne pas avoir intégrer le Marché Commun lorsqu'il en était encore temps, choix de ne pas être dans la zone Euro.... Cela fait beaucoup pour un pays dont l'économie était/est très liée avec celle de son grand copain, les Etats-Unis d'Amérique.

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