Le pétrole au plus haut depuis un mois à New York

Les prix du pétrole sont montés à leur plus haut niveau depuis un mois vendredi à New York, dopés par des indicateurs économiques américains supérieurs aux attentes et porteurs d'espoir d'une proche reprise économique.

Les prix du pétrole sont montés à leur plus haut niveau depuis un mois vendredi à New York, dopés par des indicateurs économiques américains supérieurs aux attentes et porteurs d'espoir d'une proche reprise économique.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin a terminé à 53,20 dollars, en hausse de 2,08 dollars par rapport à son cours de clôture de jeudi.

Il est monté en séance à 53,65 dollars, son plus haut niveau depuis le 3 avril, dans un volume d'échanges faible en raison d'un jour férié dans de nombreux pays européens.

A Londres, sur l'InterContinental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a progressé de 2,05 dollars à 52,85 dollars.

"On a eu plusieurs statistiques économiques aux Etats-Unis qui peuvent être interprétées comme positives", a observé Ellis Eckland, courtier indépendant.

"Certains opérateurs parient donc que la production industrielle va se redresser dans le monde et mettent de l'argent dans les matières premières utilisées par l'industrie", a-t-il relevé.

L'indice de confiance des consommateurs mesuré par l'Université du Michigan est remonté plus que prévu en avril, pour s'établir au plus haut depuis septembre.

Autre statistique supérieure aux attentes, l'indice ISM de l'activité dans l'industrie aux Etats-Unis s'est redressé tout en restant en territoire négatif.

En revanche, les commandes industrielles sont reparties à la baisse en mars, mais leur recul correspond aux attentes des économistes.

Selon M. Eckland, la hausse des cours a été accentuée par le faible volume d'échanges.

"Même si le rapport entre l'offre et la demande devrait se resserrer au cours de l'année, les prix vont probablement évoluer dans des marges étroites pour le moment", on estimé les analystes de Barclays Capital.

"Tout mouvement vers le haut devrait manquer de souffle tant que les chiffres de la demande ne s'amélioreront pas et que les excès de brut sur le marché ne commenceront pas à diminuer", ont-ils ajouté.

Le département américain de l'Energie a estimé jeudi la consommation des Etats-Unis en février à 18,7 millions de barils par jour, soit 5,4% de moins que le même mois un an plus tôt.

"Les prix en février 2009 étaient plus que divisés par deux par rapport à février 2008", ont souligné les analystes de BMO Capital Markets.

En outre, les stocks de brut du pays continuent de progresser à une vitesse spectaculaire, et se situent désormais à un niveau plus vu depuis septembre 1990.

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Commentaires 2
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il y a un petit frémissement économique et déjà les affreux spéculateurs se mettent de la partie. Boycottons autant que faire se peut !

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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A PIED MR FL.....

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