L'accord sur le gazoduc Nabucco a été signé

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Quatre pays européens (Autriche, Bulgarie, Hongrie, Roumanie) et la Turquie ont signé ce lundi l'accord pour la réalisation du gazoduc Nabucco, qui vise à réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Russie.

Enfin ! L'accord concrétisant la création du gazoduc Nabucco a été signé ce lundi à Ankara par les cinq pays impliqués dans ce projet gigantesque destiné à réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Russie.

Le projet Nabucco, qui est soutenu par les Etats-Unis, prévoit la construction d'un gazoduc long de 3.300 kilomètres pour transporter graduellement jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale notamment vers l'UE, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe (Bulgarie, Roumanie, Hongrie et Autriche).

Un quart du gaz naturel utilisé en Europe provient actuellement de Russie. Un différend entre la Russie et l'Ukraine, point de transit essentiel, a déjà gravement porté atteinte aux approvisionnements vers l'Europe.

Nabucco, lancé en 2002, devrait entrer en service en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La Turquie, la Russie, l'Asie Centrale et accessoirement, l'Union Européenne= Nabucco ?
En toute sincérité et bien qu' évidemment je ne sois pas au courant des tractations "discrètes", monnaie courante (sans jeu de mot) dans ce genre de contrat, puis-je relever quelques points obscurs si pas inquiétants.
1)La Turquie, fidèle à sa politique ancestrale, n'a pas hésité à recourir au chantage habituel en couplant la réalisation du projet avec l'assurance d'entrer dans l'Union Européenne. Il n'en est fait mention nulle part ou l'honorable Barroso avec la bénédiction de Joshka Fischer surgi inoinément ne se serait-il pas avancé imprudemment tout en restant d'une discrétion exemplaire ?
2)Il est incroyable de s'engager pour 8 milliards d'euros dans un projet aussi vague et à l'avenir imprécis. L'Union Européenne "espère" obtenir des "promesses" du Kazakhstan, Uzbekistan et Turkmenistan qui ont refusé de s'engager formellement. Mais de vagues engagements ne signifient pas grand chose étant donné la concurrence ouverte de la Russie qui pratique à son tour une politique commerciale agressiv ! Ensuite et remarque parallèle, ce gaz-pipe empruntera nécessairement la Géorgie, qui reste un pays instable et 2000 km à travers l a Turquie dont l'Est n'est pas à l'abri des incursions du PKK ?
3) Il existe un projet concurrent et géographiquement plus sûr, le Blue Stream qui n'emprunte aucun des pays précités et sera construit en partenariat entre Gazprom et ENI (Italie). Nous nous trouvons donc devant un dilemme: ou bien "subir" un monopole de la Russie ou encore, un passage "obligé" par la Turquie notre allié héréditaire. Or en travaillant avec deux gaz-pipes ou pipelines, on ne divise pas les risques puisqu'il sera déjà difficile d'assurer l'approvisionnement de Nabucco.
4) En ce qui concerne le financement de ce proje hasardeux et coûteux, aucun des états partenaires n'est à même d'y participer ( Roumanie, Bulgarie, Hongrie notamment) et quant à la Turquie elle "accorde" un droit de passage, moyennant rémunérations substantielles, bien évidemment.
5) Mais il est encore plus étrange de constater qu'aucune mention n'a été relevé concernant la dépendance de fait de la Turquie-à son tour- vis-à-vis de la Russie qui lui fournit l'essentiel de ses produits pétroliers. Ce qui assure à la Russie un moyen de pression indéniable en cas de tension avec la Turquie: et de surcroît, si l'approvisionnement de Blue Stream devient difficile il est évident que la Russie lui donnera la priorité absolue en faisant si nécessaire pression sur les états d'Asie Centrale. C'est le bon sens même. En outre, la Turquie est fort attachée à un projet fort avancé de centrale nucléaire à lui fournir par la Russie ! Par conséquent, ses liens de dépendance avec la Russie sont évidents mais il semble que tous ces facteurs aient échappé à nos dignes représentants ou d'autres intérêts "non révélés" ont-ils joué leur rôle habituel ?
Conclusion: Je note que l'ambassadeur des Etats Unis a co-signé le contrat mais je n'y vois pas bien son rôle ou bien les Etats Unis ne peuvent-ils tolérer que le projet soit mené uniquement par l'Union Européenne ( je ne les vois pas intervenir financièrement car leurs finances sont catastrophiques).
En résumé, un projet inconsistant, sans approvisionnement garanti, sur des territoires peu sûrs avec un partenaire imprévisible et brutal. En outre question essentielle, comment des accords aussi vitaux peuvent-ils être conclus sans l'accord du Parlement Européen: c'est incompréhensible !
Ma confiance dans l'Union Européenne n'en sort pas raffermie: pour autant qu'elle l'ait jamais été !
Maximilien
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
belle réaction, très bien dit étayé. Je cautionne ce billet d'humeur. Même avis concernant la confiance en l'UE. Mais, aussi, qui ne risque rien n'a rien...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis d'accord avec Masximilien, le seul but de ce projet c'est d'afflébir la Russie, d'où la participation américaine.....
Le gouvernement américain, l'U.E et M.Barroso sont au solde de la Confédération Mondiale des institutions juives (Conseil Juif Mondial) et c'est au nom de cette institution qu'on fait la guerre à l'Itraq et à l'Afghanistan, qu'on combat la Russie et qu'on manipule l'UE.

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