Une semaine marquée par l'accord européen avant le G20

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A la Une de l'actualité cette semaine, le Conseil européen visant à préparer le prochain G20 et la position commune de l'UE sur les bonus. L'incertitude autour de la quatrième licence mobile, la réélection de José Manuel Barroso et la révision à la hausse des prévisions de croissance en France ont également fait les gros titres.

POSITION EUROPEENNE COMMUNE SUR LES BONUS AVANT LE G20

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE), réunis jeudi soir en Conseil européen, se sont mis d'accord sur une position commune sur la question des bonus en vue du sommet du G20 qui se tiendra les 24 et 25 septembre à Pittsburgh aux Etats-Unis. Le texte final reprend l'essentiel d'une proposition de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne présentée début septembre. Il intègre ainsi la possibilité d'une "annulation" des bonus "lorsque les résultats de la banque connaissent une évolution négative". Par ailleurs, les dirigeants européens se sont mis d'accord sur un système de bonus-malus. En revanche, sur le plafonnement de ces bonus, l'UE n'a pu trouver de consensus, en raison notamment de l'opposition de la Grande-Bretagne. La déclaration finale évoque donc l'ouverture d'une réflexion sur les moyens de limiter les rémunérations variables en les liant au chiffre d'affaires ou aux bénéfices des banques. Lundi, le président américain Obama s'était dit déjà opposé à un plafonnement chiffré des primes dans la finance.

FLOU AUTOUR DE LA QUATRIEME LICENCE MOBILE

La quatrième licence mobile va-t-elle passer à la trappe ? Nicolas Sarkozy serait en effet réservé sur l'arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile en France, qui viendrait concurrencer Orange, SFR et Bouygues Télécom. "Je suis assez sceptique et réservé sur le choix d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Car le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur," aurait-il déclaré devant des députés UMP. Face à ce scepticisme, un porte-parole de la Commission européenne a réaffirmé au contraire qu'un nouvel entrant aurait un impact positif sur le marché des télécommunications français. L'Arcep, le régulateur français des télécommunications, a lancé début août un appel d'offres pour l'attribution d'une quatrième licence mobile de troisième génération (3G), pour un prix fixé à 240 millions d'euros. Unique candidat lors d'un précédent appel d'offres, Iliad, maison-mère de Free, semble bien placé. Mais les trois opérateurs actuels estiment qu'il n'y a pas la place pour un quatrième acteur. Ils estiment par ailleurs que le prix fixé pour cette licence est trop faible. Et ils entendent le contester devant la Commission européenne.

JOSE MANUEL BARROSO CONFORTABLEMENT REELU A LA TETE DE LA COMMISSION EUROPEENNE

José Manuel Barroso effectuera bien un deuxième mandat à la tête de la Commission européenne. L'ancien Premier ministre portuguais a en effet été réélu ce jeudi à une confortable majorité pour un second mandat de cinq ans par les députés du Parlement européen. Il a recueilli 382 voix, contre 219 et 117 abstentions. Seul candidat en lice, proposé par la droite modérée, il a aussi été soutenu majoritairement par les Libéraux, tandis que les socialistes (184 élus) avaient décidé de s'abstenir. Les socialistes portugais et espagnols ont cependant voté "oui" pour suivre les positions de leurs gouvernements. Le président de la Commission a dû pour être réélu faire des gestes en faveur du groupe socialiste et démocrate. Il s'est ainsi engagé à bouger en leur faveur sur les dossiers des travailleurs détachés et du temps de travail, à agir pour une charte des femmes et à travailler main dans la main avec les parlementaires. Au cours du long bras de fer avec José Manuel Barroso, le Parlement européen élu en juin a aussi gagné des points, en exigeant qu'il présente un programme écrit, qui a été présenté le 3 septembre.

LE GOUVERNEMENT REVOIT A LA HAUSSE SES PREVISIONS DE CROISSANCE

François Fillon a revu à la hausse ce jeudi les prévisions pour l'économie française cette année, ne misant plus "que" sur un recul de 2,25% (au lieu d'un ralentissement de 3%). Pour 2010, le gouvernement estime que la croissance devrait atteindre 0,75% au lieu de 0,5% initialement prévu. "La crise n'est pas finie. La crise ne sera terminée que le jour où le chômage commencera à baisser. Mais nous avons un paysage qui évolue positivement. La reprise se dessine, elle est fragile mais je crois qu'elle est en germe", a ainsi déclaré le Premier ministre à Matignon devant des créateurs d'entreprise. Ses propos confirment ceux de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui avait expliqué que le Produit intérieur brut (PIB) reculerait de 2 à 3% cette année. La Commission européenne s'était elle aussi montrée moins pessimiste lundi, revoyant à la baisse ses prévisions de contraction de l'activité dans l'Hexagone. Elle n'anticipe désormais plus qu'une baisse de l'activité de 2,1% en France, contre 3% en mai dernier.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Agent immobilier dans une petite ville de province, j'attends avec impatience la confirmation de la reprise que nous ressentons depuis mars. Mais quand les banquiers vont ils donc cesser de se gaver et accepter de faire leur travail, c'est à dire de financer les projets???????????????Pour moi, c'est la condition du redémarage, et la réponse à une attente légitime des familles et des entreprises qui se tuent au travail pour des revenus de misère.
J'ajouterai pour finir que malheureusement les banquiers ne sont pas les seuls à la fête du gavage, mais bien sûr nos "amis" politiques, planqués de toute sorte, hauts fonctionnaires, etc, tous payés pour nous ponctionner.
Situation explosive et qui d'une façon ou d'une autre ne pourra pas continuer..............
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Quand on a fait une campagne électorale au nom du "Je serai le Président du Pouvoir d'Achat" c'est le moment ou jamais de le prouver et de ne pas tout faire pour protèger son ami Bouygues. En tant que Démocrate et Libéral je suis pour la concurrence qui augmente la compétition entre les entreprises et favorise la liberté de choix des consommeteurs. Le marché actuel stable depuis 10 ans témoigne d'un manque de compétition et montre que la facture actuelle de la téléphonie mobile en France est la double que dans le reste de l'Europe à l'exception de l'Espagne. Ceci est inadmissible. Arrêton ces monopoles de fait dit du "Prince"

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