Elections allemandes : victoire pour Angela Merkel

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Malgré le recul de son parti, assez largement en tête, elle devrait pouvoir, selon ses souhaits, gouverner avec les libéraux, qui progressent vivement. Les sociaux-démocrates enregistrent leur score le plus faible depuis la création de la République fédérale, il y a 60 ans.

Les électeurs allemands ont exaucé les souhaits d'Angela Merkel. Selon les premières estimations "sortie des urnes", le parti de la chancelière, la CDU/CSU, arrive largement en tête du scrutin destiné à élire les députés au Bundestag, chambre basse du parlement outre-Rhin, ce qui était attendu, mais surtout ils devraient lui permettre de gouverner dans le cadre d'une coalition avec les libéraux du FDP. Elle a d'ailleurs déclaré aussitôt vouloir gouverner avec ce parti. Il en  serait fini de la grande coalition formée du CDU/CSU et du SPD qui a gouverné l'Allemagne depuis 2005.

La première chaîne publique, ARD, donne la CDU/CSU, les chrétiens-démocrates, à 33,5%, le SPD, le parti social-démocrate, à 22,5%, les libéraux du FDP à 15%, les Verts à 10,5% et Die Linke, le parti de gauche formé d'anciens sociaux-démocrates et de communistes, à 12,5%. L'autre chaîne publique, la ZDF, situe la CDU/CSU également à 33,5%, le SPD à 23,5%, le FDP à 14,5%, les Verts à 10% et Die Linke à 13%. Les politologues indiquaient avant les élections que la chancelière pourrait gouverner avec le FDP si l'adition de leurs voix dépassait les 47 %. Ce qui est le cas dans ces deux projections.

Les électeurs désignent trois perdants. D'abord le SPD, qui plonge à son niveau le plus faible depuis la fondation de la République fédérale allemande en 1949. En 2005, le SPD avait obtenu 34,2%. Leur leader a reconnu aussitôt une "amère défaite". Ensuite, la CDU/CSU, également en recul, puisqu'elle avait dépassé de justesse les 35% en 2005. La participation figure également au rang des perdants. Seuls 72,5 % des électeurs se sont déplacés, malgré les exhortations, au plus bas historique, contre 77,7% en 2005, qui était déjà un record à la baisse.

Les vainqueurs sont d'abord le FDP, qui aurait cinq points de plus qu'en 2005 (alors 9,8%) et tire ainsi le bénéfice de plusieurs années dans l'opposition. Selon le souhait d'Angela Merkel, il pourrait revenir au pouvoir dans de très bonnes conditions. Autre gagnant, Die Linke, qui réalise une belle percée. Pour la première fois à des législatives, ce parti dépasse assez nettement les 10%. En 2005, le PDS, héritier du parti communiste de l'ex-RDA qui participe à Die Linke, avait recueilli 8,7% seulement.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Très bonnes nouvelles pour l'Europe en espérant que les libéraux ne vendront pas leur âmes aux centristes, vraiment une grande joie ce matin, pour les libéraux Français en manque de leader, comme si libéral en France était un mot banni.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le relativement bon score des libéraux est avant tout à mettre sur le compte de leur quasi "virginité" au pouvoir. Laissons les faire leurs propositions et on verra rapidement leur aura décliner.
Plus intéressant et inquiètant pour nos démocraties en général, c'est l'analyse du vote par tranche d'âge. 43 % des plus de 60 ans ont voté CDU/CSU soit 10 points de plus que la moyenne des électeurs et seulement 5 % vert. La droitisation rampante des démocraties vieillissantes qui priorisent LEUR confort, leurs acquis et ne se sentent plus concernés par ce qui adviendra dans 10 ou 20 ans, voilà le vrai problème.
Les jeunes n'ont qu'à se sacrifier pour leur assurer leur vieux jours.
NDLR : je ne suis plus un jeune.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour,
La remarque de Middle Class est interessante sur la virginité du FDP. Mais Mr Genscher a été longtemps ministe des affaires étrangères sans que le DP n'ait a en rougir. En ce qui concerne ce qu'ont voté les plus de 60 ans, pour leur petit confort, n'oublions pas qu'au rythme de 1,3/1,4 enfants par ménage le pays perds 20 millions d'habitant dans les 40 prochaines années, et que cette classe d'age sera majoritaire et en pouvoir d'achat et en population. Difficile de faire autrement.
En France nos faisons depuis 30 ans des dettes pour notre petit confort, que nos successeurs paieront, pour maintenir des strutures qui dramatiquemet perdent de l'argent, aussi.
Le résultat de ces élections sont surement positifs; la Chancelière a montré qu'elle pouvait gourverner avec l'opposition au sein d'une grande coaliiton et arriver à des résultats positifs. Le résultat de nos coabitations successives ont été moins brillants. alorsC'est surement une

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
faut-il se réjouir ou l'inverse des résultats des élections allemandes ?
français, observateur de l'actualité en Europe et dans le monde, je suis , aujourd'hui, plutôt enclin à répondre que non ;
toute démocratie, pour vivre et faire progresser une population, à besoin d'alternative politique, et surtout d'alternative politique crédible.
pas plus en Allemagne, qu'en France, en Italie, en Grande Bretagne, voir en Espagne (la politique de M. Zapatero s'inspire des principes économiques qui prévalent ailleurs), une alternative politique donc économique existe.
C'est dire que tous les pays semblent tirer dans le même sens mais....d'abord et avant tout pour leur bénéfice personnel.
un jour viendra où l'Allemagne reprendra son indépendance monétaire et s'en sera finit de l'Europe politique et nous français, avec.
le peuple allemand, dans son fond intérieur est extrèmement nationaliste
et il a fini de "payer les dommages de la 2e guerre mondiale". les générations montantes ont tourné cette page et nous le diront un jour .

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