Geithner veut limiter le rôle de prêteur en dernier ressort de la Fed

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Timothy Geithner souhaite que la banque centrale américaine ne joue plus le rôle de prêteur en dernier ressort que pour des groupes rentables et sous réserve de l'accord du Trésor.

"Tout groupe qui se mettrait de lui même dans une position qui l'empêcherait de survivre sans le soutien du gouvernement doit faire face aux conséquences de ses échecs". Voila le nouveau credo de Timothy Geithner. Après l'injection de milliards de dollars pour venir en aide à Bear Stearns et à American International Group (AIG), le secrétaire américain au Trésor veut réduire l'aléa moral qui peut inciter les établissements financiers à une prise de risque excessive.

S'exprimant devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Timothy Geithner a ainsi jugé que la Réserve fédérale devait continuer de pouvoir jouer à rôle de prêteur en dernier ressort, mais uniquement au bénéfice de groupes rentables et sous réserve de l'accord du Trésor. Une autorité serait alors chargée de démanteler les groupes d'importance systémique et devrait interdire "le gouvernement à ouvrir une ligne de crédit illimitée à tout groupe qui s'effondrerait".

"Nous ne pouvons pas mettre le contribuable dans une situation qui reviendrait à lui faire endosser les pertes d'une grande institution financière", a poursuivi Timothy Geithner doit présenter un plan afin de limiter les dommages collatéraux provoqués par l'effondrement de groupes d'une telle importance. "Nous devons bâtir un système dans le cadre duquel les groupes, quelle que soit leur taille ou leur importance, puissent faire faillite sans provoquer de dommages catastrophiques dans l'économie."

Les grands groupes en difficultés devront être placés sous administration judiciaire par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l'organisme chargé de garantir les dépôts bancaires, qui cherchera alors à "démanteler, vendre ou liquider le groupe de manière ordonnée", et leurs pertes seront supportées par leurs actionnaires et leurs créanciers.

Les régulateurs devront en outre imposer des normes durcissant les exigences en matière de capitaux et de liqudités pour les groupes qui prennent des risques afin de réduire les risques d'effondrement. Timothy Geithner a refusé de dresser une liste des groupes susceptibles d'être visés pas ces nouvelles normes, expliquant qu'il ne voulait pas donner l'impression que de telles sociétés bénéficiaient d'une protection de l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2009 à 19:34 :
Il n' y a pas de éthique dans ce monde d'argent et pas de vision globale des risques!

Ceux qui nous gouvernent étaient réveillés en plein sommeil!!

Qui plus est, nous sommes toujours en train de construire et développer une société qui fait du mal à l'être humain et à son âme.

La stresse, chômage, la déshumanisation du monde de travail et ailleurs, l'individualisme, le manque de moral et enfin le manque d'amour. Chacun pour soi!! Quelle société !!

Obligation ou presque de vivre que d'une seule façon, soit metro, boulot dodo et aussi, bien sur, payer des factures, que des factures ou des impôts!

Ce système profite finalement un maximum aux capitalistes et actionnaires qui ont des gros sous.
Ceux la arrivent toujours à se soustraire de leur responsabilité que ça soit pour des catastrophes financiers ou écologiques!!

NB : Pour l'écologie, les pays riches ont créer la catastrophe écologique et les pays et les personnes pauvres vont payer le plus gros prix! Vive l'humanité!!
a écrit le 29/10/2009 à 16:35 :
"Nous ne pouvons pas mettre le contribuable dans une situation qui reviendrait à lui faire endosser les pertes d'une grande institution financière"
Puis, parler de la FDIC qui a besoin de milliards chaque mois sous peine de s'effondrer....
J'ignore si ça vient de vous ou d'eux, mais, franchement, faut oser.

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