Barack Obama : double défaite électorale un an après son élection

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les républicains mettent la main sur les fiefs démocrates de Virginie et du New Jersey à l'issu d'un scrutin considéré comme un test de popularité pour le président américain.

Triste anniversaire pour Barack Obama, un an après son élection historique comme Président des Etats-Unis. Les républicains ont conquis les postes de gouverneurs de Virginie (est) et du New Jersey (nord-est). Les analystes considèrent ces résultats comme un changement de cap de l'électorat.

Le candidat républicain conservateur Bob McDonnell remporte ainsi le siège de gouverneur de l'Etat de Virginie (est), qui était auparavant occupé par un démocrate, avec 63% des suffrages, selon des estimations publiées par les médias locaux. Le candidat démocrate, Creigh Deeds, n'aurait recueilli que 37% des suffrages des électeurs de cet Etat qui a pourtant majoritairement voté pour Barack Obama lors de l'élection présidentielle de l'an dernier.

Dans le New Jersey, bastion démocrate où le président s'était rendu dimanche pour la deuxième fois en quelques semaines pour soutenir le gouverneur sortant Jon Corzine, le républicain Chris Christie, ancien procureur, a remporté la bataille avec 49% des voix contre 44% à Jon Corzine. Les deux hommes étaient au coude-à-coude dans les sondages.

Selon les analystes politiques, le résultat de ces élections est un signal fort envoyé par les électeurs au président Barack Obama, qui doit fêter ce mercredi le premier anniversaire de sa victoire à l'élection présidentielle.

Le pays suivait également avec attention le déroulement du scrutin dans une petite circonscription du nord de l'Etat de New York. Le démocrate Bill Owens a finalement remporté la victoire face à Douglas Hoffman.

Mais parallèlement, le milliardaire Michael Bloomberg, 67 ans, a été réélu maire de New York (nord-est) pour un troisième mandat de quatre ans, au terme d'une consultation beaucoup plus serrée que prévu avec son rival démocrate Bill Thompson qu'il a finalement battu par 51% contre 46%.

La maison Blanche tente de réduire l'impact de ces élections sur l'avenir politique du pays tout entier. "Je ne pense pas que le président croit que ces consultations soient vraiment significatives pour l'avenir", a ainsi déclaré son porte-parole Robert Gibbs.

L'an prochain, en 2010, un tiers du Sénat, toute la Chambre des représentants et plus des deux-tiers des gouverneurs vont être élus dans le cadre des élections de mi-mandat, cruciales pour le président américain. Et les républicains comptent sur la crise économique, le chômage et la guerre qui s'enlise en Afghanistan pour améliorer leurs positions.

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a écrit le 04/11/2009 à 16:00 :
Yes, we can ? C'est vrai he can, but the americans can't. Au moment de la crise, il augmente la taille de son gouvernement, il passait ses vacances avec sa famille dans les endroits tres chic, embauche un marquilleur permanant a la maison blanche, il jouait le golf?comme s'il n'a rien passe la crise.
a écrit le 04/11/2009 à 16:00 :
Yes, we can ? C'est vrai he can, but the americans can't. Au moment de la crise, il augmente la taille de son gouvernement, il passait ses vacances avec sa famille dans les endroits tres chic, embauche un marquilleur permanant a la maison blanche, il jouait le golf?comme s'il n'a rien passe la crise.
a écrit le 04/11/2009 à 11:10 :
Les lendemains sont toujours amers, surtout quand on a cru en des promesses inconsidérées. Il est toujours plus faciles de promettre que de gérer, de laisser croire que d'agir . Le président américian est aujourd'hui confronté à cette réalité. Il a beaucoup promis, les gens - y comrpsi en France - ont préferré croire, mais aujourd'hui, comme hier, c'est la réalité qui prime. et cette rélaité n'estr guèere favorable à l'actuel titulaire du fauteuil.
a écrit le 04/11/2009 à 10:01 :
Yes we can , oui mais quand en 2012 ?
a écrit le 04/11/2009 à 9:55 :
Les électeurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez sont malheureusement aussi nombreux aux USA que chez nous, c'est un vrai drame pour la démocratie ! Et pendant ce temps là les régimes autoritaires font de plus en plus et notamment dans les instances internationales les gros bras avec des alliances curieuses entre dogmatiques religieux et ahtés communistes. Les ilôts de démocratie n'ont jamais aussi été en danger sur la planète, on se croirait un peu avant Munich, et on a vu le résultat !...
a écrit le 04/11/2009 à 9:44 :
Pour info :

Still, majorities of voters in both states (56 percent in Virginia and 60 percent in New Jersey) said President Obama was not a factor in their vote today. Those who said Mr. Obama was a factor in New Jersey divided as to whether their vote was a vote for the president (19 percent) or against him (19 percent). In Virginia, slightly fewer voters said their vote was for Mr. Obama (17 percent) than against him (24 percent).

Among Corzine supporters in New Jersey, 38 percent said one reason for their vote was to express support for Mr. Obama, while 39 percent of Christie voters said it was to express opposition to Mr. Obama.

In Virginia, among backers of the Democratic candidate, Creigh Deeds, 38 percent said their vote was in part to support the president, while 42 percent of McDonnell voters said their vote was in part to oppose the president.

http://www.cbsnews.com/blogs/2009/11/03/politics/politicalhotsheet/entry5514455.shtml
a écrit le 04/11/2009 à 9:42 :
Ignorance de Barack Obama sur la plan international ? C'est lui qui a renoue le dialogue avec l'Iran pendant que la France menacait l'Iran ... Enfin, au bout d'un an de mandat, il ne peut pas effacer et reparer 8 annees de gaffes bushistes qui ont conduit les USA a la faillite, grace aux deregulations financieres votées et encouragées sous l'ere de Bush Junior, sans compter le lancement de 2 guerres simultanées. Bush a aussi favorise l'outsourcing, grace a de fabuleux loopholes dans les lois americaines.
Enfin, pour avoir vecu longuement aux USA, leur capacite a innover et a rebondir est unique. Les americains sont de plus en plus conscients que leur systeme de valeurs individuelles n'est pas viable, sinon ils auraient notamment vote McCain plutot qu'OBama
a écrit le 04/11/2009 à 8:47 :
Il semblerait que le temps des paroles est fini son temps et que celui des actes se doit être présent...
Yes we can !!! ne doit pas être qu'une phrase mais un ensemble d'acte palpable...
Malheureusement l'ignorance de Barack Obama sur la politique International commence à lui faire mal. Il ne suffit pas de vouloir pour réussir, il faut aussi être en adéquation avec les attentes de son peuple lorsque l'on prends la décision de bouger dans un sens ou dans un autre.
L'afghanistan et le moyen orient est un cauchemar pour lui, sans compter que les dégats sur l'économie vont être très dur à rattraper surtout quand on est dans un politique de faire une frosse réforme sur la santé qui va demander encore des efforts de solidarité à un peuple qui n'a entretenu que le principe de la réussite individuelle tout en créant son blason doré par la participation finncière à une grande cause (Le concept des fondations qui est très anglo saxon).

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