Une semaine marquée par la forte hausse du chômage aux Etats-Unis

A la Une de l'actualité cette semaine, la forte progression du taux de chômage américain, à son plus haut niveau depuis avril 1983. Le maintien durable de bas taux directeurs en Europe et aux Etats-Unis, les résultats de BNP Paribas et de Société Générale et la fin du feuilleton Opel, ont également fait les gros titres.

Le taux de chômage américain au-delà de la barre des 10%

Malgré la reprise économique qui semble s'amorcer, le marché de l'emploi reste sinistré aux Etats-Unis. Le taux de chômage a ainsi dépassé la barre symbolique des 10% en octobre, montant à 10,2% de la population active en octobre. C'est son plus haut niveau depuis avril 1983. Sur un mois, il a grimpé de 0,4 point, après s'être établi à 9,8% en septembre. Cette hausse est bien plus importante que celle anticipée par les économistes qui misaient sur une progression de seulement 0,1 point. Le mois dernier, la première économie mondiale a encore supprimé 190.000 emplois alors que les marchés en attendaient 175.000. Cela fait désormais vingt-deux mois d'affilée que des emplois sont détruits aux Etats-Unis. Depuis le début de la récession en décembre 2007, 7,3 millions de personnes se sont retrouvées sans travail. Si le rythme de destruction des postes a nettement ralenti, il faudra bien encore attendre plusieurs mois avant que l'économie américaine se remette à créer des emplois.

Les politiques de taux bas vont se poursuivre

Plus que leur décision sur les taux, les marchés attendaient cette semaine les commentaires de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne sur les perspectives redoutées de remontée des taux d'intérêt. Il était en effet acquis que les banquiers centraux des deux côtés de l?Atlantique allaient maintenir leur taux directeur à son plus bas niveau historique, entre 0% et 0,5% eux Etats-Unis et à 1% dans la zone euro. Les investisseurs craignaient en revanche que la Fed et la BCE envisagent un durcissement de la politique monétaire lors des mois à venir. Sur ce point, les marchés peuvent être rassurés: la Réserve fédérale a réaffirmé ce mercredi soir qu'elle prévoyait de le maintenir bas pendant une "période prolongée", mettant en avant "des taux d'utilisation des ressources bas, des tendances inflationnistes contenues et des anticipations d'inflation stables". Quant à la BCE, son président Jean-Claude Trichet a jugé que l?inflation, seul objectif chiffre de l?organisme, "devrait redevenir positive au cours des prochains mois et rester à des taux modérément positifs à un horizon pertinent du point de vue de la politique monétaire." La remontée des taux n'est donc pas à l'ordre du jour, elle pourrait intervenir au troisième trimestre 2010.

Résultats en hausse pour BNP Paribas et Société Générale

Les deux grandes banques françaises ont publié cette semaine leurs résultats du troisième trimestre, des résultats en hausse. Société Générale a dégagé un bénéfice net de 426 millions d'euros, contre seulement 183 millions un an auparavant. Mais bien que multiplié par plus de deux, ce résultat reste en dessous des attentes des analystes qui espéraient 481 millions d'euros. Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires pour les banques, affiche une progression de 16,9% à 5,97 milliards d'euros. En revanche, avec un bond de 44,8% de son bénéfice net au troisième trimestre, à 1,3 milliard d?euros, BNP Paribas a dépassé les attentes des analystes. Le groupe explique notamment ces bonnes performances par l'impact très positif de Fortis dans ses comptes. Les performances des actifs de l'ex-groupe bancaire du Benelux ont compté pour plus de 20% du résultat net total du groupe au troisième trimestre, soit 277 millions d'euros. Le PNB a progressé de 40% à 10,66 milliards d?euros.

General Motors va conserver Opel

Ultime rebondissement dans le dossier Opel : General Motors a décidé de conserver sa filiale européenne. Le constructeur américain réduit ainsi à néant des mois de négociations au terme desquelles sa filiale européenne devait être cédée à l'équipementier canadien Magna. GM justifie sa décision par le fait que le contexte général de l'industrie automobile a montré des signes d'amélioration. L'américain a en effet annoncé ce mardi que ses ventes avaient progressé le mois dernier pour la première fois en deux ans. General Motors devrait supprimer environ 10.000 emplois chez Opel, sa filiale européenne qu'il a finalement décidé de conserver. Cela représente pas moins de 20% des effectifs du constructeur, qui compte des usines en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Il y aura "très peu de différence entre ce que RHJI proposait de faire, ce que Magna proposait de faire et ce que General Motors va proposer de faire", a expliqué le vice-président de GM, John Smith. Cette volte-face provoque en tout cas la colère de Berlin, infligeant un véritable camouflet à la chancelière allemande Angela Merkel, tout juste réélue.

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