DOCUMENT Réduction des déficits : l'accord entre la France et Bruxelles
source Reuters
source Reuters
Comme l'avait annoncé Christine Lagarde lundi, la France est parvenue à négocier une réduction de ses déficits à un rythme plus lent que celui prévu par la Commission européenne, montre un document préparé en vue de la réunion des ministres des Finances des Vingt-Sept, mercredi.
Cette recommandation du conseil Ecofin à l'égard des autorités françaises, dont Reuters a obtenu une copie mardi, reprend cependant la date limite de 2013 pour que le déficit des finances publiques repasse sous la barre des 3% de PIB, fixée par l'exécutif européen le 11 novembre dernier.
Alors qu'il est très rare que les ministres des Vingt-Sept modifient les recommandations de la Commission, le rythme de consolidation budgétaire prôné par Bruxelles (1,25% du PIB par an sur la période 2010-2013) a été modifié et le document qui sera transmis à la France fait désormais référence à un effort "au-dessus des 1%".
Selon plusieurs sources, ce changement est intervenu après une âpre négociation au sein du Comité économique et financier, qui prépare les réunions de l'Eurogroupe et de l'Ecofin.
"La France a préféré des engagements réalistes et crédibles a des engagements qui ne le soient pas (...) La bataille qui a eu lieu montre que les Français ont conscience de ce sur quoi ils s'engagent", a expliqué un diplomate européen de haut rang participant aux discussions.
"Il y a deux choses. L'une, c'est la date, et là 2013 est maintenue; l'autre, c'est le rythme d'ajustement qui dépend de facteurs structurels et des stabilisateurs automatiques", a ajouté ce diplomate.
Lundi, la ministre française de l'Economie, Christine lagarde, avait déclaré lors d'un déplacement à Berlin que la France avait pour objectif de faire passer ses déficits sous le barre des 3% de PIB "si les conditions cycliques le permettent".
"En d'autres termes, si la situation est mauvaise, nous ne pourrons pas atteindre cet objectif", a-t-elle dit, tout en précisant que le rythme annuel envisagé était de 1%. Elle avait auparavant suggéré que 2014 serait une bonne échéance pour réaliser cet exercice.
source Reuters
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France