Réunion de l'Opep : pas de hausse de production

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Le secrétaire général de l'Opep juge les prix du brut "très confortables" et a exclu une quelconque hausse de la production des pays de l'organisation en 2010. Les pays du cartel se sont réunis ce mardi et ont décidé de maintenir les quotas.

Il y a un "consensus" au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep ) pour maintenir ses niveaux de production, les prix étant "très confortables", avait affirmé lundi son secrétaire général Abdallah el Badri. Confirmation ce mardi avec la réunion du cartel à Luanda (Angola) avec la décision de maintenir ses quotas de production.  Une hausse de la production de l'Opep "n'est pas dans le radar" l'année prochaine, avait ajouté Abdallah el Badri.

Fin 2008, l'Opep s'était engagée à retirer du marché pétrolier 4,2 millions de barils par jour (mbj) afin de contrer un effondrement des cours de l'or noir, qui étaient tombés jusqu'à près de 30 dollars. Mais, alors qu'en début d'année l'Opep avait appliqué avec une rigueur sans précédent ses décisions pour contrer la récession économique, elle a peu à peu relâché ses efforts. Ainsi, en novembre, les 11 membres soumis aux quotas (excluant l'Irak) pompaient 1,6 mbj de plus que leur plafond officiel, selon l'Agence internationale de l'Energie.

Les stocks "sont un peu élevés", a affirmé également Abdallah el Badri, ajoutant que l'Opep devait "les ramener à des niveaux raisonnables".  "Je vais demander aux ministres de mieux respecter [leurs quotas], j'aimerais une meilleure discipline", a déclaré le secrétaire général.

En même temps, l'organisation a revu à la hausse ses prévisions de demande de pétrole pour 2010. Selon elle, la demande mondiale atteindrait ainsi 85,1 millions de bpj, un chiffre toutefois très inférieur à celui retenu par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui table sur 86,3 millions de bpj en 2010.

Interrogé sur la perspective de réintégrer l'Irak au sein du système de quotas, il a déclaré que l'Irak était "un membre fondateur [de l'Opep], avec un grand potentiel". "Un jour ou l'autre nous aurons à [en] discuter. Cela viendra, mais pas maintenant", plutôt dans "cinq, six ans" et nous donnerons alors "certainement satisfaction" à l'Irak.

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