Jean-Claude Juncker rempile à la tête de l'Eurogroupe

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été reconduit ce lundi spor à la tête de l'Eurogroupe, qui réunit chaque mois les ministres des Finances de la zone euro. Il était l'unique candidat, après avoir manqué le poste dont il rêvait, celui de président du Conseil européen, faute de soutien de la part de la France.

A titre exceptionnel, ce n'est pas Jean-Claude Juncker qui a présidé le début de la réunion de l'Eurogroupe - la réunion mensuelle des ministres des Finances de la zone euro - ce lundi à Bruxelles, mais la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado.

Et pour cause, le premier point de l'ordre du jour était l'élection du président de ce forum des grands argentiers de la zone euro. Dès la formalité électorale terminée, le ministre du Trésor luxembourgeois, dont la reconduction ne faisait aucun doute - entre autres parce qu'il était le seul candidat -, a repris les rênes. Jean-Claude Juncker, dont le mandat durera deux ans et demi, incarne résolument cette fonction de président "permanent" de l'Eurogroupe, qu'il occupe depuis sa création en 2005.

Alors qu'il n'a que 55 ans, Jean-Claude Juncker est considéré comme un "dinosaure de l'intégration européenne". Siégeant à la table des chefs d'État et de gouvernement depuis quinze ans, il se rêvait en premier président du Conseil européen. Il le serait sans doute devenu si les Irlandais avaient dit oui au traité de Lisbonne dès leur premier référendum, en juin 2008. À l'époque, il paraissait incontournable. Mais la crise est passée par là, et Nicolas Sarkozy lui reproche de l'avoir regardée passer.

Malentendus avec le président français

Jean-Claude Juncker a, par exemple, refusé en octobre 2008 de convoquer un sommet de l'Eurogroupe, que Nicolas Sarkozy a fini par organiser lui-même à Paris. Les relations entre les deux hommes, émaillées de malentendus, se sont sérieusement dégradées. Ce qui a valu au Luxembourgeois un veto présidentiel français à sa nomination à la tête du Conseil européen en décembre dernier.

Jeudi dernier, Jean-Claude Juncker est allé voir Nicolas Sarkozy. Il est ressorti de l'Élysée avec l'appui de la France à sa reconduction à la tête de l'Eurogroupe. Pour cela, il a dû présenter une feuille de route vers une meilleure coordination des politiques économiques et s'engager à se doter d'un secrétariat permanent. Il disposera ainsi de "quatre à cinq collaborateurs", dont - à l'évidence - un Français au moins.

Il a dû également se montrer plus ouvert à la tenue de sommets de la zone euro, mais uniquement dans des circonstances exceptionnelles. Il ne juge en revanche pas utile d'organiser un sommet sur les graves difficultés que traverse la Grèce.??
 

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Commentaires
a écrit le 18/01/2010 à 20:27 :
il est regrettable que le president francais se prive à cause de son caractere de competences aussi prouvées et indiscutables que celles de Mr Juncker.

l'europe a manqué ici en ne nommant pas Mr Juncker comme president....

l'histoire jugera....

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