La BCE hausse le ton contre les banques et les déficits publics
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Jürgen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a prévenu ce mardi que l'ampleur des déficits budgétaires pourrait conduire à de nouvelles révisions à la baisse des notes souveraines de pays de la zone euro. "Dans certains pays, les déficits 2009 devraient être à deux chiffres", a-t-il dit dans un discours prononcé lors d'un colloque sur le secteur immobilier. "C'est pourquoi de nouvelles révisions de notes de pays et de nouvelles réactions défavorables sur les marchés financiers ne peuvent pas être exclues."
Jürgen Stark a également déclaré s'attendre à une croissance économique modérée dans la zone euro cette année mais il a averti que ces prévisions étaient exposées à de grandes incertitudes. Selon lui, l'inflation devrait rester modérée au moins jusqu'en 2011. Jürgen Stark a ajouté qu'aucun signe ne montrait que les mesures d'octroi de liquidités illimitées prises par la BCE ne constituaient une menace pour la stabilité des prix.
De son côté, Axel Weber, l'un des dirigeants les plus influents de la BCE, s'emporte contre les banques, dans un entretien paru ce mardi, les accusant de ne pas assez renforcer leurs fonds propres. Il s'oppose également à toute aide financière à la Grèce. "Les instituts de crédit doivent réaliser que leurs récents et généreux bénéfices doivent être utilisés immédiatement et de manière massive pour renforcer les bilans", a assuré le président de la banque centrale allemande dans un entretien au quotidien Börsen Zeitung. "Je ne peux pas comprendre qu'on n'utilise pas cette avalanche de profits de l'année de la crise pour prendre les mesures nécessaires" continue Axel Weber. Ce banquier connu pour ses positions très conservatrices en matière monétaire et budgétaire juge par ailleurs que le rebond observé l'an dernier sur les marchés financiers "ne pourra être maintenu".
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Il exclut, par ailleurs, toute aide financière des Etats européens à la Grèce, en pleine débâcle budgétaire. Selon lui, un tel soutien "n'est pas prévu et de manière générale je pense que de telles aides, conditionnelles ou, pire encore, inconditionnelles, sont contre-productives".
"Il est impossible de justifier auprès des électeurs qu'on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s'épargner les douloureux efforts d'adaptation qu'on a soi-même enduré" conclut-il.
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