L'euro et le sterling dans la tourmente des dettes publiques

 |   |  346  mots
(Crédits : Peter MacDiarmid / Reuters)
Quand l'euro subit les inquiétudes liées aux finances publiques grecques, la livre sterling fait aussi l'objet de la défiance des cambistes. Ces derniers s'inquiètent de l'issue des élections législatives sur la gestion de la dette britannique.

Si la crise grecque ne semble plus inquiéter outre-mesure les marchés financiers, qui parient sur une aide prochaine de l'Union européenne, la pression reste néanmoins continue sur l'euro. Objet des attaques des fonds spéculatifs depuis plusieurs semaines, la monnaie européenne se maintient ce mardi à plus de 1,35 dollar.

Mais signe de la nervosité des cambistes, la devise est tombée brusquement dans la matinée à 1,3435 dollar, son plus bas niveau depuis le 18 mai 2009, pénalisée par des inquiétudes persistantes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques. Le plan européen reste en effet très embrouillé dans ses modalités concrètes.

Si un soutien direct semble être écarté, la France et l'Allemagne pourraient être en première ligne pour aider la Grèce à émettre de nouvelles obligations d'Etat pour refinancer sa dette. Ce plan consisterait à demander à des institutions financières publiques ou para-publiques, comme KfW en Allemagne ou la Caisse des Dépôts en France, de souscrire à une émission obligataire et d'encourager ainsi les banques privées à y participer. La Grèce s'apprête d'ailleurs dans les prochains jours à émettre une émission obligataire à 10 ans pour un montant de 5 milliards d'euros.

La livre sterling dans la ligne de mire

Comme si l'euro devenait soudain une cible moins intéressante, c'est au tour de la livre sterling d'être attaquée. La livre britannique affiche ce mardi son sixième jour de déclin face au billet vert, tombant à 1,4899 dollar et reculant aussi face à l'euro (90,71 pence pour un euro).

A l'origine de cet accès de faiblesse de la devise britannique, la crainte que les élections législatives au Royaume-Uni ne débouchent sur un gouvernement privé d'une majorité absolue au parlement. Les derniers sondages montrent en effet une remontée du parti travailliste de l'actuel Premier ministre Gordon Brown face au parti conservateur donné vainqueur des élections. Or, un gouvernement de coalition ne plaît pas du tout aux investisseurs qui redoutent que les chances d'un redressement rapide des finances publiques britanniques ne s'amenuisent.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :