Pékin n'entend pas se laisser dicter sa politique monétaire par Washington
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A Pékin, on a pas vraiement apprécié la dernière critique du président Obama au sujet de la politique monétaire chinoise. "Nous avons toujours refusé de faire du yuan une affaire politique et nous pensons qu'un Etat ne doit pas demander à un autre de résoudre ses propres problèmes", a rétorqué ce vendredi le gouverneur adjoint de la banque centrale, Su Ning, invitant les Américains à stimuler leurs exportations plutôt que critiquer les autres pays.
Barack Obama a, encore une fois, invité jeudi les autorités chinoises à réévaluer le yuan en évoquant un "taux de change plus conforme au marché". Le conflit pourrait encore s'envenimer dans les prochaines semaines. L'administration américaine doit en effet décider le 15 avril, dans le prochain rapport semestriel du Trésor, si le gouvernement chinois doit être considéré comme manipulant les taux de change.
"Les risques d'un conflit n'ont jamais été aussi élevés", assure Stephen Green, économiste à la Standard Chartered Bank de Shanghai, interrogé par l'agence Reuters. Pour mémoire, l'appréciation du cours du yuan a été suspendue par les autorités chinoises au milieu de 2008, pour protéger le pays de la crise du crédit.
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Cependant, avec la reprise de l'inflation, les investisseurs s'interrogent de plus en plus sur une éventuelle réévaluation de la monnaie chinoise. La hausse des prix de détail a atteint 2,7% en février, son plus haut niveau depuis seize mois, après une hausse de 1,5% en janvier, selon des données officielles publiées ce jeudi.
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