Le recul d'activité en Grande-Bretagne moins fort que prévu

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Sur un an, le PIB n'affiche plus désormais qu'une contraction de 3,1% contre une diminution de 3,3% annoncée auparavant et en net recul par rapport à la contraction de 5,3% enregistrée au troisième trimestre.

L'économie britannique est sortie de la récession au quatrième trimestre 2009 sur une note plus soutenue qu'estimé initialement, selon des statistiques officielles. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,4% sur les trois derniers mois de l'année 2009, sa première croissance depuis le premier trimestre 2008, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une simple confirmation de l'estimation initiale de 0,3%.

Sur un an, le PIB n'affiche plus désormais qu'une contraction de 3,1% contre une diminution de 3,3% annoncée auparavant et en net recul par rapport à la contraction de 5,3% enregistrée au troisième trimestre. L'Office national des statistiques explique cette révision à la hausse par l'augmentation de l'activité dans les services, la construction et l'agriculture.

La livre a monté après ces chiffres meilleurs que prévu, touchant un plus haut du jour face à l'euro, à 89,40 pence, mais le gouvernement a souligné que la reprise était encore fragile, notamment en raison de la faiblesse de la zone euro, principal partenaire commercial du Royaume-Uni.

"Une révision à la hausse est certes bienvenue mais les données récentes dans l'Union européenne et ailleurs ont mis en lumière les risques et incertitudes qui demeurent pour cette reprise", a déclaré un porte-parole du gouvernement. Ces chiffres devraient constituer un certain réconfort pour le gouvernement travailliste, alors que les élections législatives sont prévues le 6 mai.

Mais la plupart des spécialistes anticipent une reprise molle, ce qui devrait en contrepartie permettre un maintien du coût du crédit à un niveau bas. Ross Walker, économiste chez RBS, estime qu'une rechute en récession est peu probable, tout en soulignant que "d'importants vents contraires" sont toujours là. De fait, l'essentiel de la croissance vient des dépenses publiques et du cycle des stocks. Ces deux facteurs ne peuvent jouer indéfiniment.

Par ailleurs, le déficit des comptes courants britanniques s'est fortement réduit, tombant de 5,912 milliards de livres au quatrième trimestre, à 1,684 milliard au quatrième, en raison du niveau élevé des résultats des investissements directs à l'étranger. Il s'agit de leur plus haut niveau depuis le début de cette série statistique en 1964.

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