Le roi des Belges cherche une solution après la démission du gouvernement

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Le roi Albert II cherchait vendredi à désamorcer la crise politique en Belgique. Suite à un conflit linguistique entre francophones et néerlandophones, le gouvernement d'Yves Leterme a décidé de démissionner.

Le roi Albert II cherchait vendredi à désamorcer la crise politique en Belgique. Le gouvernement belge démissionne à nouveau. Yves Leterme, le premier ministre, a décidé jeudi de jeter l'éponge, suite à un conflit linguistique entre francophones et néerlandophones. "Il n'y a pas d'autre issue que la démission du gouvernement", a déclaré à la presse le ministre des Finances Didier Reynders, en indiquant qu'il "regrettait" cette issue et appelant à tout faire pour éviter "que le pays ne s'enfonce dans la crise".

Si elle est accepté par le souverain, ce sera la troisième démission du gouvernement en moins de deux ans. La chambre des députés serait alors dissoute et des élections législatives anticipées auraient lieu courant juin, juste au début de la présidence tournante de l'Union Européenne.

Les médias belges ont conclu qu'Albert II se laissait jusqu'à lundi pour persuader les libéraux flamands de revenir sur leur décision, une éventualité qu'ils n'ont pas exclue.

Deux jours de menace

Les libéraux flamands (Open VLD) ont fait savoir mercredi qu'ils se retireraient du gouvernement si aucun accord n'était trouvé d'ici jeudi sur l'arrondissement électoral Bruxelles-Halle-Vilvorde (BHV), dont les partis néerlandophones souhaitent la scission.

"La date-butoir est la date-butoir, dans 24 heures elle sera passée", a déclaré à la télévision belge Vincent Van Quickenborne, ministre Open VLD.

L'arrondissement électoral de BHV, qui inclut la capitale belge, permet aux nombreux francophones habitant la périphérie bruxelloise de voter pour des listes francophones. Les Flamands ne veulent plus de cette situation et exigent qu'il soit scindé pour garder préserver la pratique de leur langue menacée selon eux par l'installation sur leur territoire de francophones venus pour la plupart de Bruxelles.

Jusqu'à présent, les partis francophones s'opposaient à cette scission, mais ils ont accepté de négocier en échange de garanties et de compensations.

Yves Leterme a remplacé en novembre Herman Van Rompuy, devenu président du Conseil européen. Un premier mandat d'Yves Leterme avait déjà été marqué en 2008 par diverses crises qui, selon les médias, risquaient de faire éclater le pays.

Pour ce second mandat, l'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene a été chargé par le roi Albert II de proposer de nouvelles solutions pour régler la question de BHV. Il a exposé lundi aux partis au pouvoir ses idées sur BHV, s'attirant aussitôt des critiques de groupes francophones.

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