Hausse plus importante que prévue des réserves de pétrole

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les stocks de pétrole ont fortement progressé la semaine passée. En revanche, ceux d'essence ont chuté. Les cours évoluent en petite baisse

Les cours du brut ont évolué en petite baisse à cause la nouvelle hausse des réserves de pétrole. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin a terminé à 75,65 dollars, en recul de 72 cents par rapport à la veille. A Londres en revanche, sur l'InterContinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord a gagné 71 cents à 81,20 dollars.

Les stocks de pétrole ont progressé plus que prévu. Ils ont augmenté de 1,9 million de barils à 362,5 millions de barils alors que les analystes tablaient sur 800.000 barils.

En revanche, les réserves d'essence ont baissé de 2,8 millions de barils, à 222,1 millions de barils. Le marché tablait pourtant sur une hausse de 700.000 barils.

Les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont augmenté de 1,4 million de barils, à 153,8 millions de barils. Les analystes attendaient une hausse moins marquée, de 1,3 million de barils.

Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a reculé de 1,2 point à 88,4%.

L'AIE réduit ses prévisions de croissance de la demande

La croissance de la demande mondiale de pétrole en 2010 devrait être moins forte qu'initialement envisagé, a annoncé mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Elle a réduit ses prévisions de 50.000 barils quotidiens (bpj), à 1,62 million bpj par rapport à sa précédente estimation.

David Fyfe, patron de la division secteur pétrolier et marchés de l'Agence, a dit que cette révision résultait de nouvelles données historiques même si la demande des marchés émergents devrait continuer de soutenir l'utilisation d'or noir au niveau mondial.

Pour les analystes, cette révision est pessimiste et reflète la faiblesse actuelle entre le rapport de l'offre et de la demande, ce qui contraste avec les prévisions de l'Opep et de l'Energy Information Administration (EIA), qui ont tous deux relevé leurs estimations.

L'AIE s'attend toutefois toujours dans son dernier rapport mensuel sur les marchés pétroliers à ce que la demande mondiale de pétrole atteigne 86,7 millions bpj cette année, contre 84,8 millions l'an dernier.

"La révision (de l'AIE) correspond à notre opinion selon laquelle les fondamentaux au premier semestre ne soutiendront pas une hausse soutenue des cours du pétrole vers 100 dollars au premier semestre, notamment sur une meilleure performance qu'attendue de la production des pays non-membres de l'Opep, et d'une croissance nulle de la demande des pays de l'OCDE", note Harry Tchilinguirian, analyste chez BNP Paribas.

Selon l'AIE, les stocks de pétrole dans l'OCDE a augmenté à 60,5 jours à la fin mars, contre 59,9 jours un mois plus tôt. L'Agence a en outre réduit de 400.000 barils quotidiens son estimation pour la demande de pétrole brut cette année de la part des pays de l'Opep, ramenée à 28,7 millions bpj.

Selon David Fyfe, le niveau relativement élevé des cours du pétrole pourrait affecter la demande de pétrole sur le long terme des pays développés, alors que la demande de pétrole pourrait avoir déjà atteint son pic en la matière.

Dans son rapport, l'AIE estime également que les cours du baril de brut devrait être de 77 dollars cette année, soit un niveau comparable aux prix actuels.

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