Comment la BCE neutralise ses rachats de dette d'Etats

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La banque a révélé avoir acquis 16,5 milliards d'euros d'emprunts d'Etat dans le cadre du programme de rachats, annoncé en début de semaine conjointement au plan de stabilisation de 750 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI.

La Banque centrale européenne a annoncé lundi la méthode selon laquelle elle neutralisera les effets de ses achats de titres de dette publique sur les marchés, pour éviter qu'ils ne déclenchent une spirale inflationnistes : elle collectera des dépôts à une semaine dans le cadre d'un appel d'offres à taux variable.

La banque a révélé à cette occasion avoir acquis 16,5 milliards d'euros d'emprunts d'Etat dans le cadre du programme de rachats, annoncé en début de semaine conjointement au plan de stabilisation de 750 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI.

La banque centrale de Francfort lancera donc ce mardi un appel d'offres auprès des banques pour leur permettre de déposer des fonds rémunérés à un taux d'intérêt maximal de 1% d'un montant équivalent à ses achats de titres. Les dépôts ainsi collectés seront éligibles à ses opérations de refinancement. Elle continuera au cours des prochaines semaines à stériliser ses rachats de titres de dette selon la même procédure.

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Commentaires
a écrit le 18/05/2010 à 10:58 :
L'Euro,un "répit amoureux " avec l'Allemagne deuis 8 ans.Il faudra bien un jour en finir avec Maastricht,la flemme,
Windows et l'école,remettre des barrières d'octroi et se ré-approprier nos usines et nos emplois...
a écrit le 18/05/2010 à 7:10 :
Décidément, la BCE tourne résolument le dos à l'orthodoxie monétaire. La BCE rachète des junk bonds ( emprunts d'etat Grecs qui aux termes de la réglementation n'ont plus de valeur pour servir de garantie car décotés) et émet ainsi des euros en circulation. En contre partie elle gèle temporairement la même valeur en euros qu'elle rémunère à 1%. En agissant ainsi, la BCE transforme des créances douteuses (sans aucune valeur car les Grecs ne pourront jamais rembourser) en créances sonnantes et trébuchantes (quoique gelées) sur la BCE. Cette technique qui équivaut à "geler le problème" est inévitablement générateur, à terme, d'inflation. C'est une nouvelle bombe à retardement qui explosera tôt ou tard. En retardant cette explosion, on ne fait que la rendre plus dévastatrice le jour où....
a écrit le 18/05/2010 à 7:08 :
Quelqu?un peut me expliquer ?
Merci

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