L'Europe s'inquiète pour son influence au FMI

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Réunis à Bruxelles, les ministres de l'économie des Vingt-Sept doivent régler la question du nombre de leurs sièges au FMI.

Une belle empoignade se prépare entre les pays qui siègent au conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI). Et les ministres des finances de l'Union européenne (UE), réunis ce mardi à Bruxelles, se préparent à ferrailler dur pour maintenir leur influence au sein de l'institution basée à Washington.

Le premier coup est parti fin août lorsque les Etats-Unis ont refusé d'approuver le maintien à vingt-quatre du nombre de sièges qui composent le "Board" du FMI. Un accommodement vieux de deux décennies qui permet de déroger à la limite réglementaire de vingt sièges. Ce pavé dans la mare intervient alors que le FMI prépare une réforme de sa gouvernance pour donner aux pays émergents comme la Chine un poids conforme à leur nouvelle puissance économique. Et pourrait, paradoxalement, aboutir au résultat contraire. Les sièges du Rwanda, de l'Argentine, de l'Inde ou du Brésil, dont la quote-part au capital du FMI est parmi les plus faibles, sont les plus menacés par la fin du consensus.

L'initiative américaine menace en fait surtout l'UE, disposant entre huit et neuf sièges au sein du "Board", un niveau dénoncé depuis des années comme excessif par les Etats-Unis. Les Vingt-Sept pourront difficilement échapper à des sacrifices. Les poids lourds comme la France, le Royaume Uni ou l'Allemagne s'accrochent à leur siège. Mais qu'en sera-t-il des Pays-Bas, de la Belgique et, hors de l'UE, de la Suisse ?

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a jadis plaidé pour une réduction du nombre de sièges de l'UE, voire la fusion des sièges français et allemand. Mais Paris craint de créér un précédent pour d'autres enceintes comme le Conseil de sécurité de l'ONU.

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