Les Verts irlandais, membres de la coalition gouvernementale, dont décidé samedi à la majorité requise des deux-tiers de faire campagne pour le "oui" au référendum du 2 octobre sur le traité de Lisbonne. Le chef du parti et ministre de l'Environnement,...
Alors que le pays s'apprête à dévoiler le coût final du sauvetage de la banque nationalisée Anglo Irish, les agences de notation menacent de déclasser le pays et les tensions sur les taux s'accentuent.
Les inquiétudes sur les dettes souveraines font un retour en force cette semaine sur les marchés. Et c'est la situation de l'Irlande qui inquiète en particulier.
Mais pour l'agence de notation Standard and Poor's, l'Irlande devrait plutôt injecter jusqu'à 35 milliards d'euros dans Anglo Irish Bank. Et elle prévient déjà ce mardi que tout montant supérieur pourrait provoquer des déclassements.
Une situation qui suscite la méfiance sur les marchés. Les taux d'intérêt des obligations émises par l'Etat irlandais se sont tendus ce mardi à 6,432%, contre 6,328% vendredi soir, touchant un plus haut depuis dix ans. Parallèllement, le rendement du Bund à 10 ans se détendait nettement à 2,263% contre 2,344% vendredi soir tout comme celui de l'OAT française à 10 ans à 2,620% contre 2,698%.
Autre signe des tensions sur l'Irlande, le nouveau record inscrit ce mardi par les swaps de défaut de crédit (CDS) du pays, à 519 points de base, contre 488,5 à la clôture de New York lundi, selon le spécialiste CMA. Cela veut dire qu'il en coûte 519.000 euros pour garantir 10 millions d'euros d'exposition à la dette irlandaise. Le spread entre le papier à 10 ans irlandais et à 10 ans allemand était de 461 points de base, un plus haut depuis la création de l'euro.
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