Les saisies immobilières vont coûter chères aux banques américaines

Le dossier des saisies immobilières aux Etats-Unis aura un coût élevé, selon un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed).
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Il en coûtera cher aux banques américaines de revoir leurs procédures de saisies immobilières, certaines d'entre elles étant en outre "exposées de manière significative" à des demandes de rachats de crédits immobiliers irréguliers formulées par des investisseurs, a déclaré mercredi un responsable de la Réserve fédérale américaine.

Devant une commission du Sénat, Daniel Tarullo n'a pas voulu chiffrer le coût que la résolution de ce dossier représenterait pour les banques alors qu'un comité du Congrès a récemment évalué à 52 milliards de dollars les sommes que les établissements pourraient perdre si elles étaient contraintes à racheter des crédits immobiliers vendus malgré des vices de procédure.

Les 50 Etats américains ont lancé le 13 octobre une enquête conjointe sur les pratiques du secteur du crédit immobilier, une initiative qui pourrait, selon certains spécialistes, menacer la reprise des ventes de logements.

L'enquête ouverte par les procureurs généraux des Etats porte sur les allégations selon lesquelles certaines banques auraient utilisé des documents ne respectant pas la réglementation pour saisir des logements durant la crise immobilière, l'un des effets les plus visibles de la récession de 2007-2009.

Parmi les banques faisant l'objet d'une enquête figurent les poids lourds du secteur tels que Bank of America, JPMorgan Chase ou encore Citigroup.

Le dossier des saisies immobilières irrégulières a provoqué un nouvel accès de colère du grand public vis à vis des banques, déjà pointées du doigt pour avoir continué à verser de généreux émoluments à leurs traders après avoir reçu des milliards de dollars d'aides publiques en pleine crise financière.

"(...) Il ne fait aucun doute que l'industrie (bancaire) devra faire des investissements conséquents pour améliorer le processus de fonctionnement dans le domaine (des reventes de crédits immobiliers) et les régulateurs devront s'assurer que ces améliorations sont bien effectives", a déclaré Daniel Tarullo.

Les autorités de régulation ont bon espoir de conclure leur examen de ces processus d'ici la fin de l'année, en vue de publier une analyse en janvier.
 

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Commentaires 8
à écrit le 02/12/2010 à 22:18
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SVP : "Les saisies immobilières vont coûter CHER aux banques américaines"

à écrit le 02/12/2010 à 17:28
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Ce n'est pas une faute d'orthographe mais de grammaire!

à écrit le 02/12/2010 à 16:45
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Fantastique faute d'orthographe... devrait être exposé...

à écrit le 02/12/2010 à 10:16
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Et l'orthographe, bordel ???

le 02/12/2010 à 12:13
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oui poipoi ! je suis comme toi scandalisé, quand je vois de telles horreurs orthographiques s'afficher en TITRE d'un article... est-ce que l'on fait encore un peu de contrôle dans les rédactions ?

le 02/12/2010 à 14:19
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Et ce n'est pas fini, la prochaine génération de journalistes communiquera par signaux de fumée faute de maîtriser l'alphabet (sans avoir jamais entendu parler de Sitting Bull)

à écrit le 02/12/2010 à 9:23
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Avant de crier haro sur les banques françaises, qui ont remboursé intégralement les aides de trésorerie/recapitalisation de l'état français, regardons vers les USA.D'ou vient la crise financière mondiale, via les subprimes, chute de lehman brothers.....

le 02/12/2010 à 10:47
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les banques francaises ont un ratio d'endettement qui fait peur. Ce ratio est de 59% pour la BNP, 32% pour le Crédit Agricole et 37% pour la Société Générale. les banques US sont bien mieux placée que nous la dessus, même si elle sont les plus amoral...

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