Pour Sarkozy, la création d'obligations européennes n'est pas d'actualité

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L'Elysée juge aujourd'hui inutile de débattre de cette proposition avancée en début de semaine par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker

Alors que Jean-Claude Juncker , le président de l'Eurogroupe et le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti ont relancé en tout début de semaine le débat sur la création d'Eurobonds, des obligations d'Etat communes, pour tenter de sortir de la crise dans laquelle est enfermée la zone euro, Paris vient d'évacuer le sujet.

La France juge inutile de débattre aujourd'hui de cette proposition faite par le Luxembourg et l'Italie, a déclaré l'Elysée. Elle rejoint ainsi l'Allemagne, qui avait déjà fait savoir son opposition à une telle solution, par la voix du ministre des finances Wolfgang Schäuble et de la Chancelière Angela Merkel. "La concurrence entre des taux d'intérêt est une incitation à respecter les critères de stabilité", a-t-elle souligné.

La présidence française fait valoir qu'il y a un accord de l'Eurogroupe sur la pérennisation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) de 750 milliards d'euros et sur l'implication du secteur privé dans ce mécanisme de gestion de crise, selon les règles du Fonds monétaire international (FMI). "Aujourd'hui, nous avons un dispositif qui a été agréé par l'ensemble des pays européens à l'Eurogroupe (...), un mécanisme permanent intergouvernemental de soutien en cas de crise qui fonctionne selon des règles précises", souligne l'Elysée . "Donc il n'y a pas lieu aujourd'hui de discuter de nouvelles propositions, alors même que nous venons de nous mettre d'accord sur un mécansime permanent".

"Ce n'est pas une proposition très nouvelle", estime de son côté l' Elysée . "Elle pose des difficultés, notamment d'aléas de moralité, de partage des coûts et des gains des émissions."
La France estime également que la question d'une augmentation du FESF ne se pose pas aujourd'hui. "Le fonds a une taille qui lui permet de faire face aux éventuelles demandes", explique la présidence française.

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Commentaires
a écrit le 31/05/2011 à 6:42 :
Il y ade quoi à rire lorsque que l'Elysée emploie le mot MORALITE.
Depuis la crise les plans de sauvetage vont bon train car ils tiennent que quelqus mois. Les dégradations de la dette espagnole et italienne sont t-elles le prémice des nouveaux plans. Les obligations en euros gérés par la BCE étaient dès le départ la bonne formule mais la France prend ses ordres à Berlin et sur les marchés, Mme Lagarde en est la garante.
a écrit le 19/05/2011 à 14:17 :
Où on voit que Sarkozy reçoit et prend ses ordres à Berlin.
a écrit le 10/12/2010 à 10:17 :
Hier je vous ai envoyé un commentaire qui suggérait à La Tribune de s'informer correctement en regardant le Keiser-Report de Russia-Today TV (en anglais). Dans l'ensemble de ses programmes, cette chaine russe est beaucoup plus objective et sincère que toute la Comédie Médiatique française. Pour contrebalancer ABC News, aux USA, n'est pas mal. Où se trouve mon commentaire ? (Censuré par votre modérateur. Vous me décevez !)...
Sans rancune...Jean-Claude Meslin





Jean-Claude Meslin

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