Quel sort pour les entreprises françaises installées en Côte d'Ivoire ?

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Premier partenaire économique de la Côte d'Ivoire, la France compte 600 entreprises dans le pays, dont de nombreuses PME. Ces sociétés, qui représentent 30% du PIB ivoirien, souffrent des évènements que traverse le pays.

Sur les 13.000 Français résidant en Côte d'Ivoire, nombreux sont ceux qui travaillent dans des filiales de grands groupes français participant aux secteurs majeurs de l'économie ivoirienne : agro-alimentaire, BTP, énergie, secteur pétrolier, transports, banques, assurances. Mais aussi dans des PME présentes dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration et des services.

Parmi les grandes sociétés, se trouvent Bouygues, qui, à travers sa branche SAUR, est l'actionnaire de référence de la compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), France Télécom, propriétaire de 51% de Côte d'Ivoire Télécom, Total et Elf qui possèdent 25% de la Société ivoirienne de raffinage (dans un pays où l'exportation de pétrole est de 29,3% du PIB) ou encore Bolloré, très actif dans le secteur des transports et de la logistique.
Les sociétés françaises, estimées à 600 par la Chambre de Commerce et d'Industrie Française en Côte d'Ivoire (CCIFCI) représentent un tiers du PIB du pays, 50% des recettes fiscales et un quart des investissements réalisés sur le sol ivoirien (soit 372 millions d'euros). Une activité telle qu'en 2008, le gouvernement français évaluait à 360.000 les emplois ivoiriens dépendant de ces entreprises.

Les grands groupes restent confiants

En 2004, lors de la précédente crise qui a secoué le pays, plus de 8.000 ressortissants avaient quitté la Côte d'Ivoire. Une fuite qui s'était soldée par la fermeture de 150 entreprises françaises. Des fermetures envisageables également dans le contexte de troubles que traverse le pays. A ce propos, la CCIFCI donne sur son site Internet "quelques informations juridiques relatives à la mise en congé annuel du personnel dans le cas où cette disposition pourrait constituer une solution juridique "d'attente" face aux difficultés économiques actuelles".

Contacté par "La Tribune", le groupe Bolloré, présent depuis longtemps en Côte d'Ivoire, se garde de tout commentaire formel. Mais ce groupe qui gère notamment le port de commerce d'Abidjan et la ligne ferroviaire Abidjan-Ouagadougou laisse entendre, qu'ayant déjà fait face à d'autres crises et fort du soutien de ses collaborateurs attachés à la Côte d'Ivoire, il ne prévoit pas d' y abandonner ses activités. De son côté, le groupe Bouygues Construction présent via sa filiale ETDE Côte d'Ivoire, installée depuis 60 ans, considère pour le moment que "les évènements actuels dans le pays ne remettent pas en cause le périmètre activité."

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