Un rendement de plus de 25% pour les obligations grecques à deux ans

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Alors que le marché anticipe une restructuration de la dette de l'Etat grec, le rendement de ses obligations a atteint un niveau inédit depuis la création de l'euro.

Les taux des obligations d'Etat grecques ont atteint mercredi de nouveaux records historiques depuis la création de l'euro. Ce sont les rendements de dette de plus courte échéance qui ont progressé le plus. Très volatils en raison du très faible volume des transactions, le taux de la dette à deux ans grimpait de plusieurs dizaines de points de base, dépassant ainsi pour la première fois le seuil symbolique des 25%, tandis que celui des titres à 5 ans s'élevait au-dessus de 18%. Référence habituelle sur le marché, le taux à 10 ans s'est lui affranchi du seuil de 16%.

Sur le marché des « Credit Default Swaps » (CDS), ces produits d'assurance contre un risque de défaut, le contrat à 5 ans sur la Grèce grimpait de 37 points de base, à 1.375 points, un nouveau record historique.

Troisième année de récession

Alors que le Portugal a demandé le 6 avril une assistance financière à l'Union européenne et au FMI, les marchés se focalisent de nouveau depuis plusieurs semaines sur le cas de la Grèce, dont l'endettement rapporté au PIB a atteint fin 2010 142,8%. Si le déficit budgétaire s'est résorbé à 10,5% l'an dernier, grâce à une sévère cure d'austérité, les investisseurs estiment désormais que le poids sera malgré tout trop lourd à porter pour Athènes, qui entre dans sa troisième année de récession. Et que le pays devra restructurer sa dette, c'est-à-dire imposer un allongement de sa dette, et probablement une réduction des intérêts ainsi que des abandons de créances aux détenteurs d'obligations d'Etat

 

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a écrit le 27/04/2011 à 16:23 :
Il faudra nous expliquer pourquoi 25% est "symbolique"... Mais cela commence à devenir très très rentable, néanmoins.
A partir de 50, j'achète.
a écrit le 27/04/2011 à 13:52 :
Jusqu'a aujourd'hui je me posais la question sur ce sujet, mais à 25%, il n'y a plus guère de doute. A 25% la messe est dite.
a écrit le 27/04/2011 à 13:38 :
Quand on donne un taux de 25%, il faudrait expliquer aux lecteurs que ce taux est la résultante de la valeur d'un actif sur le marché ou d'un contrat assurant cet actif (contre le risque de défaut). En tout état de cause, la dette grecque comme certains internautes ont pris soin de le démontrer la semaine dernière ne vaut aujourd'hui (si un marché organisé existait) pas plus de 30% de son nominal. Ce taux d'intérêt de 25% l'an sur une durée de 2 ans le confirme d'une certaine façon même si le taux en question n'est pas vraiment significatif puisqu'il repose sur des transactions marginales. Toutefois, on est tout de m^me en droit de penser ou de croire que le risque grec vaut sur une durée de 4/5 ans une rémunération de 15%, ce taux indique que la dette grecque est bien entendu à restructurer d'urgence avec à la clef une une décote définitive de 60 à 70% permettant un refinancement assorti d'un taux encore élevé par ex 7,5% l'an au moins le temps de vérifier que la Grèce parvient à l' équilibre en matière de budget et ne trafique plus ses comptes.
Réponse de le 02/05/2011 à 9:46 :
pourquoi restructurer ?
A ce taux de rendement là le marché l'a fait lui même. Reste au gouvernement grec à racheter ces dettes à prix cassé !
a écrit le 27/04/2011 à 12:01 :
c'est quoi l'usure ?
a écrit le 27/04/2011 à 11:58 :
ce pays est mal parti .
Réponse de le 28/04/2011 à 8:36 :
Il n'y a pas que lui!

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