Les républicains restent inflexibles sur la dette publique américaine

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La Chambre des représentants a rejeté mardi une proposition visant à relever le plafond de l'endettement de l'Etat fédéral, inscrit dans la Constitution, de 2.400 milliards de dollars.

A la Maison Blanche, les parlementaires républicains ont adressé mardi un message clair à Barack Obama : ils n'ont pas l'intention de céder sur les questions budgétaires. Et ils ont posé leurs conditions au relèvement du plafond de la dette fédérale : des coupes drastiques dans les dépenses de l'Etat, « plus importantes que la hausse du plafond », a indiqué John Boehner, le président de la Chambre de représentants. « J'ai dit au président qu'il ne fallait pas repousser une nouvelle fois cette échéance  et qu'il était temps de s'attaquer à ce problème », a-t-il poursuivi devant la presse à l'issue de cet entretien qui a duré 75 minutes.

Mais les positions, qui séparent les deux camps, demeurent encore bien très éloignées. Il leur reste encore deux mois pour s'entendre sur ce sujet sensible sous peine d'exposer les Etats-Unis à un éventuel défaut de paiement de leur dette. Fixée à 14.300 milliards de dollars, la limite de l'endettement public a été touchée le 16 mai. Depuis, l'Etat ne fonctionne normalement que par l'intermédiaire de mesures exceptionnelles, différant notamment les paiements aux caisses de retraites des fonctionnaires. Mais au-delà du 2 août, le Trésor ne pourra plus émettre de nouveaux titres de dette.

De nombreuses administrations seraient alors amenées à fermer et le remboursement des emprunts publics pourrait ne plus être assuré. Mardi, les républicains contrôlant la Chambre des représentants ont rejeté une proposition qu'ils avaient eux-mêmes déposée visant à relever ce plafond de 2.400 milliards de dollars. Une man?uvre avant tout destinée à prouver leur détermination.

Très impliqué dans ce dossier, le vice-président Joe Biden va relancer la semaine prochaine des discussions bipartisanes pour trouver un compromis et ainsi éviter un scénario catastrophe. Une tâche ardue alors que les démocrates refusent de réduire trop fortement les dépenses sociales, comme les allocations retraites et surtout Medicare, l'assurance santé pour les personnes âgées.

Côté républicain, les membres ultra-conservateurs du Tea Party sont prêts à aller jusqu'au bout pour obtenir gain de cause. D'autres, plus nombreux, jouent la montre en espérant obtenir des concessions de dernière minute. John Boehner, lui-même, a reconnu le mois dernier qu'il était absolument nécessaire de relever le plafond de la dette. Car un blocage, au-delà de ses conséquences dramatiques sur l'économie américaine, aurait aussi des répercussions sur l'élection présidentielle de 2012. Et, quoiqu'ils en disent, les deux camps sont déjà en campagne.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2011 à 7:51 :
Les républicains restent inflexibles....... sont ils pas responsable également de cette dette?
Réponse de le 14/07/2011 à 11:01 :
Si, entre autres...

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