La police pointe du doigt l'utilisation des réseaux sociaux
Christine Lejoux , mis à jour par Latribune.fr
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Comme dans le cadre du Printemps arabe, les réseaux sociaux jouent un rôle d'accélérateur et d'amplificateur des émeutes qui se déroulent au Royaume-Uni. En témoigne la page Facebook intitulée "R.I.P Mark Duggan", du nom du jeune homme de 29 ans originaire d'une cité dévastée par le chômage, et abattu le 4 août par la police londonienne. Ainsi que les photos de magasins pillés par des bandes de jeunes, publiées sur Twitter.
De fait, le commandant Steve Kavanagh, de la police de Londres, a affirmé lundi sur l'antenne de Radio 4 (groupe BBC) que "les réseaux sociaux avaient été utilisés pour organiser ce niveau de criminalité". Et Research In Motion, le fabricant du smartphone BlackBerrry, s'est fendu d'un communiqué le même jour, assurant qu'il "s'était engagé à assister les autorités de toutes les façons possibles." Il faut dire que BBM, la messagerie instantanée du BlackBerry, plébiscitée par les jeunes, présente le grand avantage d'être totalement privée, ce qui n'est pas le cas de Facebook ni de Twitter. Les jeunes émeutiers peuvent donc en toute confidentialité se communiquer les horaires et les lieux de leurs rassemblements.
Christine Lejoux , mis à jour par Latribune.fr
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