Le sommet franco-allemand pèse sur le marché parisien

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En attendant l'issue de la rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, les investisseurs sont restés sur leurs gardes.

Les marchés d'actions auraient-ils regagné un semblant de sérénité ? En enregistrant un recul de 0,25 % à 3.230,90 points, le CAC 40 signe certes une séance de baisse mais mesurée, loin des fortes amplitudes enregistrées ces dernières semaines. Du reste, le scénario final était loin d'être joué en début de séance, mardi. La publication d'un PIB allemand proche de zéro au deuxième trimestre (+ 0,1 %) et plus largement celle du PIB en zone euro (+ 0,2 % sur la même période) ont une fois de plus replongé les investisseurs dans la crainte d'une rechute de l'économie mondiale. Au point que même Wall Street a accusé le coup à l'ouverture, ce malgré la publication outre-Atlantique d'indicateurs moins mauvais que prévu. Les mises en chantier ont effectivement moins reculé en juillet et la production industrielle a progressé davantage que prévu sur le même mois. Mais c'est bien l'annonce de la confirmation du triple « A » des États-Unis par l'agence Fitch - dix jours après la dégradation de celle de Standard and Poor's - qui a permis aux indices boursiers de réduire leurs pertes en fin de séance. À la clôture des marchés, les inquiétudes n'en restaient pas moins palpables, les investisseurs restant sur leur garde avant l'issue du sommet franco-allemand durant lequel Angela Merkel et Nicolas Sarkozy devaient aborder le sujet de la crise de la dette en zone euro.

Quelques exceptions

Sur le front des valeurs, la plupart des titres ont terminé dans le rouge, à quelques exceptions près, comme Alcatel-Lucent (+ 2,32 %) qui a profité de l'annonce du rachat de Motorola Mobility par Google. A l'inverse, Veolia Environnement (- 4,16 %) a signé la plus forte chute de l'indice parisien. Plus généralement, avec la résurgence de craintes sur la croissance économique mondiale, les valeurs cycliques ont été délaissées à l'image d'ArcelorMittal (- 4,14 %), Renault (- 1,97 %), Peugeot (- 1,86 %), Lafarge (- 1,27 %). G. V.

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