Démission du gouvernement japonais le 30 août

Suite à Fukushima, le premier ministre Naoto Kan avait annoncé qu'il quitterait ses fonctions dès que le Japon se serait remis du séisme. L'ancien ministre japonais des Affaires étrangères Seiji Maehara est candidat.

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Le Premier ministre japonais Naoto Kan a déclaré mardi aux membres de son gouvernement qu'ils démissionneraient probablement le 30 août, a déclaré le ministre de l'Economie, Kaoru Yosano.

Cette démission devrait entraîner la désignation d'un sixième Premier ministre au Japon depuis 2006, date du départ de Junichiro Koizumi après cinq années en fonctions.

Le Parti démocrate au pouvoir au Japon devrait se doter d'un nouveau chef de file le 29 août.

L'ancien ministre japonais des Affaires étrangères Seiji Maehara, populaire auprès du public, a annoncé mardi sa candidature à l'élection la semaine prochaine d'un nouveau Premier ministre, le sixième en cinq ans au Japon .

M. Maehara, 49 ans, souvent surnommé "le Tony Blair japon ais" pour son charme télégénique et son aisance devant les caméras, est issu de l'aile conservatrice du Parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche), au pouvoir depuis deux ans. Il est notamment connu pour sa fermeté à l'égard de la Chine et de la Corée du Nord.

S'il est élu, il deviendra le plus jeune Premier ministre japon ais depuis la Deuxième guerre mondiale.
A l'issue d'une réunion avec ses partisans, il a déclaré que le parti devait "s'unir" afin de résoudre la crise créée par le séisme et le tsunami du 11 mars, et la catastrophe nucléaire qui en a découlé à la centrale de Fukushima

L'actuel chef du gouvernement, Naoto Kan, 64 ans, nommé en juin 2010, a accepté de démissionner à la fin du mois après avoir été soumis à d'intenses pressions de l'opposition conservatrice, mais aussi de son propre camp, en raison de sa gestion jugée calamiteuse du désastre.

Le PDJ a fixé au 29 août l'élection de son nouveau président, qui sera le lendemain élu Premier ministre par les parlementaires, une simple formalité étant donné que le parti contrôle la toute-puissante Chambre des députés.

"Permettez-moi de prendre la direction de nos efforts pour surmonter cette crise nationale avec l'aide de chacun d'entre vous", a lancé M. Maehara à l'adresse de ses partisans.

Il a estimé que la croissance économique et la maîtrise de la crise nucléaire étaient les deux défis qui attendent le prochain Premier ministre.

"Nous devons poursuivre une politique qui répond aux attentes des gens et leur donne un sentiment de sécurité et d'espoir", a-t-il ajouté.

Le 6 mars dernier, M. Maehara avait dû démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères après avoir reconnu qu'une Coréenne résidant de longue date au Japon lui avait versé à son insu des dons de 250.000 yens (2.250 euros), en contravention avec la loi sur le financement politique.

Sa candidature est une mauvaise nouvelle pour l'actuel ministre des Finances, Yoshihiko Noda, 54 ans, qui apparaissait jusqu'alors comme le grand favori de la presse pour succéder à Naoto Kan.

Les autres principaux candidats déclarés sont le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Banri Kaieda, celui de l'Agriculture, Michihiko Kano, et l'ancien ministre des Transports, Sumio Mabuchi.

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Commentaire 1
à écrit le 23/08/2011 à 20:22
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Il est réconfortant de voir le gouvernement japonais, qui a perdu la confiance de son peuple, démissionnner. Savoir prendre ses responsabilité face à ses échecs, renforcer la démocratie en provoquant des élections... Ce gouvernement s'avère, contre t...

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