Les entreprises françaises ont profité de l'été pour poser des jalons en Libye

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De nouvelles missions sont prévues en septembre après des déplacements de grands groupes en juillet et en août.

Michel Casals, président de la chambre de commerce franco-libyenne, ne se cache pas derrière des périphrases. « Cela va être une guerre économique pour récupérer et conforter nos positions », affirme-t-il. « La France n'est que le sixième fournisseur de la Libye. Avec un climat plus favorable, on ne pourra que renforcer notre position », estime-t-il. En juin et juillet, deux missions de la chambre, réunissant une vingtaine d'entreprises françaises (dont Alcatel-Lucent, Bolloréeacute;, Denos, EADS, Entrepose, GDF Suez, Sanofi, Sidem, Thales, Total et Veolia) se sont rendues à Benghazi afin d'évaluer les possibilités de développer leurs activités avec le Conseil national de transition (CNT).D'autres missions vont être organisées en septembre. « Nous suivons l'évolution de la situation heure par heure. Avec les fêtes religieuses et le déplacement vers Tripoli de nombreux concurrents, nous avons actuellement peu de retour », précise Michel Casals. Medef International et la Chambre de commerce organisent le 6 septembre une réunion afin de faire le point sur les actions prévues par le CNT, les circuits de décision et les financements qui seront disponibles.Les Italiens, premiers partenaires commerciaux de la Libye, ne restent pas non plus inactifs. Paolo Scaroni, patron du pétrolier ENI, déclarait récemment avoir des « contacts constants, intenses et quasi-quotidiens » avec le CNT. Si l'Italie mise sur sa présence historique dans le pays pour s'assurer une bonne part des contrats à venir, les Français ne cachent pas leurs espoirs de voir leur implication dans le conflit récompensée. Jusqu'à présent, la France, qui a exporté un milliard de dollars en 2010 contre 3,4 milliards pour les Italiens, fournissait principalement à Tripoli des Airbus (12 appareils sur la méga commande de 21 avions passés fin 2007 ont déjà été livrés) et des équipements électriques et industriels. Le pétrole constitue par ailleurs un enjeu majeur, d'autant que le potentiel non exploité de la Libye est très important. Début 2011, Total extrayait sur place 55.000 barils/jour contre 270.000 barils/jour pour l'ENI.

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