L'Europe du Nord freine des quatre fers

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Outre l'Allemagne, plusieurs pays européens rechignent à aider la Grèce. La Finlande, le plus virulent des eurosceptiques, ne cesse de fustiger le "laxisme" des pays du sud de l'Europe dans la gestion de leurs finances publiques. Soumis à la pression du puissant parti nationaliste des Vrais Finlandais, Helsinki a exigé et obtenu d'Athènes un nantissement qui lui garantit un remboursement des sommes prêtées dans le cadre du deuxième plan d'aide, accouché dans la douleur par les membres de la zone euro le 21 juillet dernier. Mais cet accord bilatéral a fait boule de neige.

D'autres pays vertueux sur les finances publiques - l'Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie - réclament à leur tour des gages à la Grèce. L'Europe vit donc avec une épée de Damoclès. La fameuse règle de l'unanimité impose que les mesures de politique économique dans la zone euro soient ratifiées par les dix-sept parlements nationaux. Or, la réforme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui vise à augmenter sa capacité pour lui permettre de racheter des obligations d'État de pays en difficulté, suscite des réticences, notamment en Slovaquie. Bratislava, qui avait refusé de participer au premier plan de sauvetage en juin 2010, a annoncé lundi que son Parlement ne se prononcera pas avant décembre sur cette mesure pourtant jugée indispensable pour lutter contre la crise de la dette.

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