Timothy Geithner loue l'action de la BCE, pas des politiques

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Le secrétaire américain au Trésor estime que les politiques ne vont pas assez vite pour résoudre la crise de l'euro.

 Le secrétaire américain au Trésor américain n'en finit pas de se préoccuper de la situation de la zone euro. Après son intervention la semaine passée à l'Eurofi en Pologne, il s'est à nouveau manifesté ce samedi pour qualifier le travail des politiques dans cette affaire. Timothy Geithner a ainsi déclaré samedi qu'il était admiratif des les efforts des Européens pour résoudre la crise de la dette dans la zone euro, tout en déplorant leur lenteur par rapport aux marchés.

"Tous ceux d'entre nous qui regardent l'Europe (...) doivent avoir de l'admiration pour ce qu'ils sont en train de faire et en reconnaître la difficulté", a déclaré M. Geithner sur la BBC, cité par le Département du Trésor, se disant particulièrement impressionné par l'engagement de la Banque centrale européenne (BCE).

Mais reconnaître la difficulté de leur tâche ne doit néanmoins pas empêcher de "les aider à comprendre que les marchés avancent beaucoup plus rapidement qu'ils ne le font", a-t-il ajouté.

M. Geithner, qui a participé la semaine dernière à une réunion en Pologne des ministres des Finances de la zone euro, avait à cette occasion exprimé son inquiétude devant les divisions des Européens face à la crise de la dette. "Il est très dommage de constater non seulement qu'il existe des divisions dans le débat sur la stratégie en Europe, mais aussi qu'un conflit existe entre les gouvernements et la Banque centrale européenne", avait-il alors déclaré.

M. Geithner s'est également dit "grandement impressionné par la force et la créativité des actions" entreprises par la BCE, qui, a-t-il souligné, a été contrainte de se substituer aux Etats. Il est donc important que les gouvernements jouent leur rôle pour ne pas laisser la BCE "supporter une part trop importante du fardeau de la réponse à la crise", a-t-il expliqué.

Pendant ce temps, l'euro commence à sérieusement se fragiliser face au dollar. ce qui n'est certainement pas pour déplaire aux américains, dont la monnaie a, elle aussi, été vivement attaquée au début de l'année, laissant l'euro s'envoler. Mais les risques de récession mondiale vont sans doute prochainement rebattre les cartes.

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